Keanu Charles Reeves (prononcer key' a: nou) est né en 1964 à Beyrouth, au Liban, d'une mère anglaise et d'un père américain d'origine hawaïenne et chinoise. Il a
la triple nationalité, canadienne, anglaise et américaine.
Il commence sa carrière à l'âge de 9 ans et il devra attendre son 16e film, Point Break (1991) pour connaître la notoriété. Il devient une star mondiale pour son rôle de Neo
dans la trilogie Matrix (1999 à 2003).
Le père de Keanu a abandonné sa famille alors que celui-ci avait trois ans et il a été élevé par sa mère. Keanu connut une enfance instable faite de nombeux déménagements et de nombeux
beaux-pères. Keanu grandit principalement à Toronto où, handicapé par une dyslexie persistante, il fit des études chaotiques, s'illustrant plutôt dans le hockey sur glace où ses performances le
firent surnommer "the wall" (le mur). A 18 ans, il abandonna ses études sans aucun diplôme pour se lancer à corps perdu dans le théâtre et le cinéma.
Sa vie privée a été aussi chaotique que son enfance. Il n'a jamais été marié et son premier enfant, né de sa liaison avec son amie Jennyfer Syme, est mort-née EN 1999. Jennyfer mourra elle-même
en 2001 dans un accident de voiture. Son meilleur ami, River Phoenix, avec lequel il tourna My own private Idaho est mort d'une overdose en 1991 avant la sortie du film.
Sa carrière professionnelle est aussi chaotique que tout le reste : entre 1985 et 2012, il joua dans pas moins d'une 50e de films et 13 rôles à la télévision, parmi lesquels peu de véritables
succès (il n'a obtenu que deux MTV Awards dans Point Break et Speed). Pourtant dans chacun de ces films, on ne remarque que lui tant son charisme est impressionnant. C'est en outre un musicien
accompli.
Filmographie
1985 : One Step Away, de Robert Fortier
1986 : Brotherhood of justice, de Charles Braverman
1986 : Flying, de Paul Lynch
1986 : Youngblood, de Peter Markle
1986 : River's Edge, de Tim Hunter
1988 : The Night Before, de Thom Eberhardt
1988 : Permanent Record, de Marisa Silver
1988 : Le Prince de Pennsylvanie (The Prince of Pennsylvania), de Ron Nyswaner
1988 : Les Liaisons dangereuses (Dangerous Liaisons), de Stephen Frears – le chevalier Danceny
1989 : Bill & Ted's Excellent Adventure, de Stephen Herek
1989 : Portrait craché d'une famille modèle (Parenthood), de Ron Howard
1990 : Je t'aime à te tuer (I Love You to Death), de Lawrence Kasdan
1990 : Tante Julia et le scribouillard (Tune in Tomorrow…), de Jon Amiel
1991 : Captivated '92: The Video Collection, de George Lucas (vidéo) (segment Rush, Rush)
1991 : Providence, de David Mackay
1991 : Point Break, extrême limite, de Kathryn Bigelow
1991 : Les Aventures de Bill et Ted (Bill & Ted's Bogus Journey), de Peter Hewitt
Black Swan est un thriller américain réalisé par Darren Aronofsky, sorti en février
2011 en France.
Synopsis
Nina (Natalie Portman) fait partie de la troupe prestigieuse du New York City Ballet.
Elle vit avec sa mère, une ex-danseuse, qui la pousse à être ce qu'elle n'a pu être. Thomas leroy, le chorégraphe (Vincent
Cassel), exigeant, tyrannique et pervers, la verrait bien danser le cygne blanc dans sa nouvelle chorégraphie du Lac des Cygnes mais il la trouve trop sage pour danser le cygne noir
dans lequel il voit mieux Lilly (Mila Kunis), une jeune danseuse délurée et ambitieuse. Nina obtient néanmoins le rôle mais
c'est au détriment de sa santé mentale et de son équilibre car, peu à peu, le côté maléfique du cygne noir l'habite et elle s'identifie à lui jusqu'à commettre l'irréparable.
Mon opinion
J'avais tellement entendu de critiques positives sur ce film que, bien que je n'aie pu le voir au cinéma lors de sa sortie, j'ai acheté le DVD. Dès les premières
images, ce film m'a mis mal à l'aise et je me suis forcé à le regarder jusqu'au bout. Je connais assez le monde de la danse pour savoir qu'il est dur et peut être cruel. Mais j'ai trouvé le
scénario sans finesse : on comprend, dès le début, que les choses vont mal tourner. Vincent Cassel est une caricature de chorégraphe. Quant à Natalie Portman, que généralement j'adore, je trouve
qu'elle en fait elle aussi un peu trop. Tout en fait est un peu "too much" dans ce film et on sent immédiatement que la danse n'est qu'un prétexte à réaliser un thriller où le mélange des genres
(fantastique, rêves éveillés ou plutôt cauchemars) finit par donner la nausée. On ressort en effet de ce film avec l'impression désagréable d'avoir fait une mauvaise traversée en bateau ou
d'avoir été malmené sur les montagnes russes. Par certains côtés, la réalisation m'a fait penser à Cronenberg ou à Lars Von Trier, qui ne sont pas ma tasse de thé.
Nathalie Portman est remarquable et elle a certainement mérité les nombreuses récompenses qu'elle a récoltées mais, comme je le dis souvent, la plupart des acteurs
ne sont pas en cause, la réussite d'un film est un tout et le réalisateur et le scénario comptent pour 90 % dans le décompte final.
Mon classement
On aura compris que ce film ne m'a pas plu. certains vont me trouver injuste et ne vont pas apprécier mais je lui mets un ... et c'est bien pour la prestation de Nathalie
Portman.
Si vous aimez la danse, je vous conseillerais plutôt :
Hayden Christensen dans le rôle d'Anakin Skywalker
Hayden Christensen est un acteur canadien, né le 19 avril 1981 à Vancouver. Son père est d'origine danoise et sa mère d'origine suédoise et italienne. Sa carrière d'acteur commence alors qu'il
n'a que 13 ans dans "La maison sur l'océan", réalisé par Irwin Winckler (2001). Il y joue le rôle du jeune Sam, pour lequel il obtiendra cependant le Golden Globe du meilleur acteur pour un rôle
secondaire. En 2000, Georges Lukas le repère dans la série Coeurs rebelles, et lui propose le rôle d'Anakin Skywalker dans Starwars - épisode 2 : l'attaque des clones (2002). En
2005, il sera à nouveau Anakin Skywalker passé du "côté sombre de la force" puisqu'il y deviendra le fameux Darth Vader/Dark Vador. Dans ce double rôle, il recevra le Saturn Award du meilleur
acteur (prix récompensant les meilleurs films de sciene-fiction, de fantastique et d'horreur). Entre temps, il monte sur les planches pour jouer à Londres dans la pièce "This is our
youth". Cette pièce, créée à New York en 1996, connut un succès mondial dans ses diverses reprises, aussi bien aux Etats-Unis qu'en Grande-Bretagne. A part Hayden, de nombreux jeunes
acteurs y firent leurs premiers pas comme Matt Damon, Colin Hanks,
Jake Gyllenhaal ou encore Casey Affleck. Il obtint ensuite le
rôle principal du thriller de science-fiction Jumper de Doug Liman (2008).
On a du mal à croire que, malgré son physique d'adolescent, Hayden puisse avoir dépassé la 30e. Il a déjà une sacrée carrière à son actif puisqu'il a tourné dans plus de 20 films, une 10e de
séries télévisées, sans compter les pièces de théâtre, etc.
Le point de départ de ce film est un phénomène qui se produit lors d'anesthésies générales. Il touche une infime minorité de patients (moins de 0,5 % des anesthésiés). En anglais, on qualifie ce
phénomène de "anesthetic awareness" (conscience anésthésique), et en français d' "éveil péropératoire". En fait, le patient présente, pour les chirurgiens, tous les caractères du sommeil mais il
reste plus ou moins conscient pendant l'opération. Dans la plupart des cas, il ne fait qu'entendre des bribes de conversations mais dans quelques cas heureusement très rares cas il ressent la
douleur mais ne peut le manifester. Dans quelques cas encore plus rares, le patient se réveille au milieu de l'opération. Il suffit généralement dans ces cas-là, de lui réinjecter une dose
d'anesthésique.
Le film, bien que parti de cette réalité, est une fiction. Il n'empêche que la seule idée de se réveiller la poitrine ouverte sur une table d'opération ou de ressentir la douleur d'une opération
chirurgicale sans pouvoir réagir doit être une expérience extrêmement traumatisante. Par bonheur, le réalisateur est resté très mesuré dans ses effets et a préféré traiter son film sous l'angle
de la psychologie des personnages et de leur ressenti plutôt qu'en tombant dans le travers du film gore et sanglant, ce que, personnellement, je n'aurais pas supporté, ce qui vous aurait privé
d'un billet dans ce blog.
Synopsis
Clayton (Clay) Beresford Jr. (Hayden Christensen), est le jeune héritier d'un empire
financier créé par son père mort un soir de Noël alors qu'il était enfant. Clay souffre d'une grave maladie cardiaque qui le condamne s'il ne subit pas à court terme une greffe de coeur. Or,
étant, comme sa mère, d'un groupe sanguin très rare, le groupe O négatif, Clayton risque de mourir d'un instant à l'autre. Il vit depuis un an avec Samantha (Sam) (Jessica Alba) mais n'ose pas l'avouer à sa mère, Lilith, une grande bourgeoise autoritaire (Lena Olin), qui a beaucoup d'ascendant
sur son fils. C'en est au point où, après avoir passé la nuit avec Sam, il rentre prendre le petit déjeuner avec sa mère ! Par ailleurs, Clay dirige avec conscience l'empire de son père et
dispose de toute son autonomie financière.
Un jour, alors qu'il vient enfin de trouver le courage de révéler à sa mère sa liaison avec Samantha et sa décision de l'épouser, il prend un malaise en sortant de l'hôtel particulier familial et
il promet à Sam de l'épouser immédiatement. peu après, l'hôpital appelle car on lui a trouvé un coeur compatible et il entre en salle d'opération.
Alors que le chirurgien s'apprête à lui ouvrir la poitrine, Clay, apparemment endormi, s'aperçoit qu'il perçoit tout ce qui se passe autour de lui : il entend les conversations mais il ressent
aussi la douleur de l'opération. Il essaie désespéremment de faire un mouvement, un signe qui montrerait qu'il est conscient ("To be awake" en anglais), mais il est totalement paralysé.
Dans la salle d'attente, sa mère et sa nouvelle épouse se rapprochent.
Mais le spectateur se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond et que la méchante des deux n'est pas celle que l'on croyait. En effet, la "gentille" Sam a monté un complot machiavélique
pour commettre, avec l'aide de l'équipe chirurgicale, le crime parfait et s'arranger pour que la greffe échoue. On se rend compte alors que celle que l'on considérait comme une prétentieuse mère
abusive avait raison de ne pas vouloir de ce mariage, même si ses préventions n'avaient rien de rationnel.
C'est elle, à la fin, qui sauvera son fils in extremis, en se sacrifiant pour lui. Et, grâce à la terrible expérience de "conscience anesthésique" vécue par Clay sur la table d'opération, ses
révélations permettront d'arrêter ses meurtriers.
Le dernier plan, sur les yeux ouverts de Hayden Christensen lorsqu'il revient à lui,
avec les seuls mots "Il est réveillé" est magnifique. L'expression anglaise "To be awake" a en effet un double sens : "être réveillé", mais aussi "être conscient". En réalité, non seulement le
héros est réveillé mais il est aussi revenu à la vie et il a pris conscience que 1) son mariage était une erreur qui a failli lui couter la vie 2) sa mère l'aimait assez pour se sacrifier pour
lui 3) son père n'était pas le héros qu'il avait enfoui dans ses souvenirs. Bref, il est devebu adulte, mais à quel prix.
Les acteurs
Hayden Christensen, l'inoubliable Anakin Skywalker de Star Wars, dont il a tourné
trois épisodes, est parfait en (gentil) golden boy. Je l'avais précédemment vu et apprécié dans Jumper (2008)
Quant à Jessica Alba, que je connaissais en tant qu'héroïne de la série Dark Angel, j'ai trouvé dans ce film sa prestation tout à fait convaincante et
parfaitement insultantes les critiques qui lui ont été faites par les Razzie Awards 2007 qui lui ont décerné le "prix de la plus mauvaise actrice" et au couple "Hayden Christensen-Jessica Alba",
celui du "pire couple de l'année. Il faut croire que le jury avait une dent contre elle car, personnellement, je ne vois pas en quoi elle a démérité dans ce film.
Mon opinion
Le film a été attaqué par les spécialistes de l'anesthésie pour ses incohérences scientifiques, affirmant que les cas d'"anesthetic awareness" étaient extrêmement rares et ne revêtaient jamais un
caractère aussi dramatique. Ils ont été contestés par une avocate spécialisée dans le cas de patients ayant été victimes de ce phénomène, Carol Weihrer.
Les critiques professionnels ont, pour la plupart, boudé le film. Le public a aimé puisque le film a réalisé un bénéfice de plus de 32 millions $ pour un budget relativement modeste de 8,6
millions de $.
En ce qui me concerne, j'ai une très bonne opinion de ce film qui allie l'action, la science-fiction et le thriller, en nous épargnant l'hémoglobine, les effets spéciaux et une bande son
tonitruante. J'ai aussi beaucoup aimé la construction de ce film qui garde le suspens intact jusqu'aux dernières minutes.
Classement : A voir !
Si ce film vous a plu, vous pourriez aussi aimer :
J’avais lu les quatre volumes de Twilight au fur et à mesure de leur sortie et j’avais su, dès la première ligne, que ces livres
auraient le succès mondial qu’ils ont connu. Bien entendu, comme avec tout roman que l’on a aimé, on craint d’être déçu par les adaptations cinématographiques qui en sont faites car on se fait
ses propres images en lisant un roman alors que le cinéma vous impose les siennes. Je ne peux donc pas dire que je sois généralement enthousiasmé par les adaptations littéraires. Cela ne m’a pas
empêché de prendre beaucoup de plaisir aux adaptations de Dune, du Seigneur
des anneaux ou de Harry Potter. Dans le cas de Twilight, c’est encore différent car
la traduction qui a été publiée en français de la version originale est plus que moyenne et ne rend pas justice de la qualité littéraire de l’oeuvre originale. En disant cela, je vais sans doute
en surprendre plus d'un qui me connaissent et connaissent mon goût pour la "bonne" littérature. On connaît tous le sens de l’expression italienne "Traduttore, traditore" (« Traduire,
c'est trahir », ou littéralement, « traducteur = traître »). Pour parler assez correctement l’anglais et l’espagnol, je sais combien il est difficile de traduire sans trahir (en
particulier lorsqu'il s'agit de poésie, mais pas seulement...). Mais, avec la saga Twilight, c'est encore plus vrai car, du moins dans le
premier volume, il n'y a pas, ou très peu d'action, et tout l'art de la description des paysages, des sentiments, des sensations, est magnifiquement transcrit par l'auteur, Stephenie Meyer, grâce
à un riche vocabulaire que le français affadit.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Twilight, il s'agit d'une histoire d'amour impossible entre deux adolescents que tout sépare.
Jusque là, rien que de très classique. La différence, dans Twilight, est que le garçon, Edward, est un vampire. L'histoire d'amour entre la
jeune fille, Isabella (que tout le monde appelle Bella, sauf son père qui l'appelle Bells) Swan, maladroite, sans aucun attrait physique ni talent particulier (c'est, du moins ce qu'elle pense
d'elle même) et Edward, s'apparente à un coup de foudre. Dès leur première rencontre, ils tombent éperdument amoureux l'un de l'autre. Bella ne comprend pas comment il est possible qu' Edward,
"le plus beau mec du bahut", selon l'expression consacrée - intelligent, riche et... tellement mystérieux qu'il en est un peu effrayant (et pour cause !), l'ait remarquée, elle, une fille sans le
moindre attrait.
Elle s’explique encore moins l'attitude ambigüe qu'adopte Edward à son égard. Il semble que, bien qu'il soit attiré par elle, il la fuie. Ce refus ne s'expliquera que plus tard, dans le
cours du premier roman. Edward sait que, s'il se laisse aller à ses instincts amoureux, sa nature vampirique risque de prendre le dessus sur son humanité et il mettra en péril, non seulement la
vie de Bella, mais tout ce qu'il a mis des siècles à atteindre, la liberté qu'a obtenu sa famille de vivre en paix parmi les humains.
De fait, du moins au début du premier roman, tout contact physique est interdit entre les adolescents. Et c'est là tout l'art de Stephenie Meyer qui doit mettre son talent à décrire avec
des détails raffinés les sentiments, les attitudes d'évitement et les impressions de ses héros. Et du talent, elle en a, car sinon, comment expliquer le succès planétaire de ses livres ? Je sais
que certains best-sellers ne méritent pas tout l'honneur qu'on leur fait mais, dans le cas de Stephenie Meyer, son succès est justifié.
C'est pourquoi j'insiste sur la qualité d'une traduction. Je comprends que, dans le cas de Twilight, le rôle du traducteur n'a pas dû être
facile. Il ne l'a sans doute pas non plus été pour d'autres œuvres comme Harry Potter, où le vocabulaire est aussi très riche. L'un est excellemment traduit, l'autre pas.
Je voudrais donc dire à ceux qui considèrent Twilight comme un "roman à l'eau de rose", voire comme un "roman de quai de gare", comme
je l'ai entendu dire autour de moi, qu'ils ont tort et leur conseiller, s'ils le peuvent, de lire sans a priori cette remarquable saga et, s’ils le peuvent, dans sa version originale. S'ils ne le
peuvent pas, qu'ils s'abstiennent de juger. Le pire est encore ceux qui portent un jugement à l’emporte-pièce sans avoir lu les livres.
Sans doute, Stephenie Meyer n'est-elle pas Shakespeare, même si l'influence de "Roméo et Juliette" est omniprésente dans
Twilight. Elle n'est pas non plus Emily Brontë, à laquelle Bella fait souvent référence (Les Hauts de Hurlevent est son livre préféré), où Jane
Austen, dont elle s'inspire aussi beaucoup, mais on peut lui faire ce crédit : ses références en matière littéraire ne sont pas "bidon", pas plus que ne l'est sa culture musicale, très
éclectique, puisqu'elle va de Debussy et Chopin en passant par Muse et Linkin Park, dont elle dit s'être inspirée en cours d'écriture et que l'on retrouve dans la BO des films.
Je voudrais terminer sur l'humour dont je regrette qu'il manque tant généralement à la littérature française. Je ne citerai qu'une des répliques du 1er volume, lorsque Bella demande
à Edward, quel âge il a :
- Bella : "How old are you?"
- Edward : "Seventeen."
- Bella : "And how long have you been seventeen?"
- Edward : "A while, he admitted at last." (p. 161)
Je traduis pour ceux qui ne parlent pas l'anglais :
- Bella : "Quel âge as-tu ?"
- Edward : "Dix-sept ans."
- Bella : "Et depuis quand as-tu dix-sept ans ?"
- Edward : "Depuis un certain temps, reconnut-il après réflexion."
Il y a beaucoup de dialogues du même genre ; les fans se sont amusés à les noter et on les retrouve sur les nombreux forums.
Je n'ai pas beaucoup parlé des films, jusque làt. Ils sont tous, à quelques détails près, très fidèles aux livres. Ils ont aussi le mérite de nous avoir permis de mettre un visage sur des
personnages même si cela les fige à jamais (normal, me direz vous, pour des vampires!)
Twilight, chap. 1 : Fascination réalisé par Catherine Hardwicke (2008)
En cours d'année scolaire, Bella Swan (Kristen Stewart) quitte l’Arizona ensoleillé et désertique, où elle vivait avec sa mère
aimante mais évaporée, et son nouveau beau-père, pour retourner chez son père, Charlie (Billy Burke), un homme taciturne, qui occupe la fonction de shérif, à Forks, une petite ville froide et
pluvieuse de l’Etat de Washington (Nord-Ouest des Etats-Unis). Au lycée, le hasard fait qu’on lui attribue une place à côté d’un garçon étrange, Edward Cullen (Robert Pattinson) qui, dès le premier jour, semble la fuir. La famille Cullen se tient à l’écart des
autres élèves du lycée. Les Cullen sont les enfants du médecin de la ville, le Dr. Cullen, et vivent dans une immense maison située dans les bois à l’écart de la ville. Ils portent tous des
habits de luxe et possèdent des voitures haut de gamme.
Edward, bien qu’il soit attiré par Bella, la repousse mais elle, pourtant timide et effacée, ne se laisse pas impressionner, même lorsqu’elle apprend sa véritable nature. Un jour, alors
qu’Edward a invité Bella pour une partie de base-ball (eh oui, on est en Amérique, que diable !), trois vampires « sauvages » viennent chasser sur les terres des Cullen et l’un
d’eux fait de Bella sa proie. Bella est sauvée in extremis par Edward et ses « frères », Emmett et Jasper, et tuent le méchant vampire mais la femelle de ce dernier voudra se venger
(ça, c'est pour le 2nd film).
Le casting
J’ai immédiatement été séduit par le casting, à telle enseigne que, comme des millions d’autres spectateurs, je ne pourrai plus amais plus imaginer Edward et Bella sous d’autres traits
que ceux de Robert Pattinson et Kristen Stewart. Avant ce film, Robert Pattinson avait déjà
tourné (il avait en particulier joué le rôle du malheureux concurrent d’Harry Potter, Cédric Digory, assassiné par l'infâme Voldemort lors du combat des trois sorciers, dans
« Harry Potter et la Coupe de Feu"). Mais c’est grâce à son rôle d’Edward Cullen dans Twilight qu’il connaîtra une gloire internationale.
Twilight chap. 2 : Tentation (en anglais New moon) réalisé par Chris Weiz et sorti en 2009.
Nouvel opus, nouveau réalisateur. Avant Twilight, Catherine Hardwicke n’avait réalisé que 3 films, dont les Seigneurs de Dogtown (2005) que je n’ai pas vu mais qui a fait connaître Emile
Hirsch et où jouait aussi Heath Ledger. Pourquoi Chris Weitz, qui n’avait à son actif que des films mineurs (American Pie, 1999 ; Pour un garçon, 2002, une gentillette comédie avec Hugh
Grant, et qui venait cependant de réaliser le 1er opus de la saga A la croisée des mondes, 2007) fut-il choisi pour le chapitre 2 de Twilight ? Je n’ai personnellement rien
à lui reprocher de cette adaptation dans laquelle Bella, qui a failli être tuée par un vampire sauvage, se rapproche de son ami d’enfance Jacob Black (Taylor Lautner), un jeune indien, qui
s’avère être un loup-garou, ennemi héréditaire des vampires et, de plus, concurrent en amour d'Edward.
Twilight 3 - Hésitation (titre original "Eclipse") réalisé par David Slade 2010.
Ce 3ème film de la saga Twilight n'est ni meilleur ni moins bon que les précédents. Il est lui aussi très respectueux du livre. David Slade, comme les autres
réalisateurs, n’avait auparavant réalisé que des vidéos musicales et 2 films confidentiels.
Synopsis :
La famille Cullen est de retour à Forks. Edward et Bella sont en dernière année de lycée. Ils vivent le parfait amour qui soit possible pour une humaine et un vampire, à savoir un
amour platonique car, si Edward a promis de transformer Bella en vampire pour qu’ils puissent vivre ensemble, il s’y refuse tant qu’elle n’a pas été diplômée et qu’ils ne sont pas mariés. Il y a
en outre un hic, c’est Jacob Black qui est fou amoureux de Bella et veut s’opposer à ce qu’elle devienne une vampire. Bella se doit de choisir entre son amitié fusionnelle pour Jacob et son amour
dangereux pour Edward.
Film réalisé par Bill Condon et sorti en novembre 2011. Comme ses prédécesseurs, ce réalisateur n’avait, avant Twilight, pas marqué particulièrement par ses précédents films. En outre,
comme cela avait été le cas pour le dernier volume de la saga Harry Potter, les producteurs ont décidé de découper ce dernier tome en deux films. La 2ème partie, elle aussi réalisée
par Bill Condon, est annoncée pour le 12 novembre 2012.
J'ai attendu que la folie des premières séances soit passée pour aller voir au cinéma le 4ème chapitre de la saga Twilight, Révélation (en anglais cela correspond au dernier volume
"Breaking down"). J'ai trouvé le film excellent, bien conforme au roman.
Le début est assez "soft" : on voit les différents invités recevoir l'invitation pour le mariage (la scène du mariage est très glamour, la lune de miel sur l'île d'Esme au large de
Rio de Janeiro, très "convenable") mais, plus le film avance (la grossesse de Bella) plus les choses deviennent difficiles et, au moment de son accouchement, on tombe carrément dans le "gore"
avec sa mort physique et sa transformation en vampire. Les affrontements entre loups sont aussi très impressionnants, même pour nous qui savons qu'il s'agit d'images de synthèse. Je n'ai rien à
reprocher à la réalisation qui révèle aussi de beaux moments, certains émouvants (l'amour d'Edward pour Bella et toutes les questions qu'il se pose, celui de Jacob, rien n'est jamais vraiment ni
noir ni blanc...), certains drôles (lorsqu'Edward, lors de la nuit de noces, brise la tête du lit plutôt que Bella), parce que tout cela est dans le livre. Je dis cela parce que j'ai vu
beaucoup d'enfants jeunes, accompagnés ou pas, et que je me demande quel impact certaines de ces images (qui collent parfaitement au livre, ce n'est pas une critique) peuvent avoir sur des
esprits aussi jeunes. Personnellement, je n'y amènerais pas des enfants même si, semble-t-il, le film ne leur est pas interdit !!! Je lis, dans Allociné qu'aux Etats-Ubis, le film devait
être déconseillé aux moins de 17 ans jusqu'à ce que le MPAA (Motion Picture Association of America - l'équivalent du CSA aux Etats-Unis) en décide autrement. Sans grande surprise, le film sera
déconseillé aux enfants de moins de 13 ans non accompagnés. Une scène (celle de l'accouchement) a failli faire en sorte que le film bénéficie d'une interdiction plus sévère. Et bien, en France,
aucune interdiction alors que, dans ce cas, elle aurait été amplement justifiée.
Les réalisateurs
Cela a été la valse des réalisateurs tout au long des différentes adaptations de la saga. La 1ère réalisatrice, en 2008, avait été Catherine Hardwicke pour Fascination (2008), le
second, Chris Weitz, avait réalisé Tentation en 2009, puis ce fut David Slade qui fut choisi pour la chap. 3, Hésitation (sorti en 2010). Le réalisateur des deux derniers opus est un
certain Bill Condon, dont le nom ne vous dit peut-être rien, pas plus qu'à moi. Il a pourtant été couronné par un Oscar du meilleur scénario en 1998 pour Ni Dieux Ni Démons, puis a été
nommé une seconde fois, toujours en tant que scénariste, pour Chicago. Il a également remporté un Golden Globe pour son film Dreamgirls en 2006. Par contre, j'apprends, toujours par Allociné,
qu'au début, c'est Sofia Coppola qui avait été pressentie pour adapter la saga. Nous l'avons échappé belle ! Avec elle, le danger n'était pas sur l'écran, mais dans la salle : celui non de
mourir sous les crocs d'un vampire mais de périr d'ennui, tout simplement !!! (à son sujet, voir mes critiques sur ce blog : Virgin suicides et Somewhere)
Directeur de la photo
Quant au directeur de la photographie pour ce dernier film, Guillermo Navarro, ainsi que le superviseur des effets visuels, John Bruno, ils ont tous les deux remporté un Oscar. Le premier
pour Le Labyrinthe de Pan (2006), le second pour Avatar (2010).
Budget
Par rapport au 1er Twilight, le budget qui s'élevait déjà à 37 millions de dollars est passé, pour cette partie, à 127 millions de dollars ! Cette somme colossale s'explique notamment par
l'envol des salaires des comédiens. On ne s'en fait cependant pas pour les producteurs qui rentrent bien dans leurs frais puisque le précédent film, qui a coûté 68 millions de dollars en a
rapporté, seulement sur le marché américain et canadien 988 millions de dollars !!! Cela laisse un bénéfice plus que confortable.
Mon classement :
Avertissement + 12 ans
Attention : si les premiers films peuvent être à peu près vus par tous les publics (au dessus de 12 ans), je déconseille formellement aux plus
jeunes de voir les deux derniers, la scène de l'accouchement étant particulièrement traumatisante.
:
Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y parle principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
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