Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 20:26

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Hommage à Theo Angelopoulos

 

J'ai appris aujourd'hui la mort à 76 ans, du cinéaste grec Theo Angelopoulos, mardi 24 janvier au soir, après avoir été renversé par une moto dans une rue du Pirée alors qu'il tournait son derniet film, intitulé L'autre mer.


C'est un coup dur de plus pour la Grèce qui perd son plus grand cinéaste. Theo Angelopoulos, de son vrai nom Theódoros Angelópoulos (en grec : Θεόδωρος Αγγελόπουλος) était né à Athènes le 27 avril 1935. Il  y est mort le 24 janvier 2012.

 

Après avoir commencé par des études de droit à Athènes, Theo Angelopoulos rejoint Paris en 1961. Il étudie d'abord à la Sorbonne la philosophie et le cinéma. L'année suivante, il entre à l’IDHEC (aujourd'hui La Fémis). Il en est renvoyé pour « non conformisme » dès la fin de sa première année mais tourne avec des condisciples de l'IDHEC sa première œuvre En noir et blanc qui ne sera jamais terminée par manque de moyens. De retour à Athènes, il devient critique cinématographique au quotidien Demokratiki Allaghi de 1964 à 1967 jusqu’au coup d’État des Colonels du 21 avril 1967. 

 

Entre 1970 à 1980, son cinéma est marqué par la dénonciation de la dictature en Grèce. La trilogie débutée en 1972 par Jours de 36, poursuivie trois ans plus tard avec Le Voyage des comédiens puis achevée en 1977 par Les Chasseurs évoque la mise en place du régime du 4-Août de Ioánnis Metaxás, puis les années d'occupation et de guerre civile et enfin la domination politique de la bourgeoisie choisissant la dictature des colonels par peur du communisme. Ensuite, son Alexandre le Grand de 1980 renverse le point de vue et s'intéresse à la dérive dictatoriale de l'idéologie socialiste confrontée aux exigences de l'exercice du pouvoir.

 

Après le retour de la démocratie en Grèce, Angelopoulos réalise des films plus introspectifs et difficiles pour le grand public (Voyage à Cythère 1983, L’Apiculteur 1986 et Paysage dans le brouillard 1988) mais le discours politique est toujours sous-jacent à l'expérience individuelle et intérieure. Devant l’échec de la gestion de son pays par le Pasok de Papandreou, Angelopoulos pense que si la politique ne peut transformer le monde l'enfance sera capable de le recréer. Qu’on ne cherche pas, dans le cinéma d’Angelopoulos, la Grèce clinquante des touristes, du soleil et des stations balnéaires. Angelopoulos filme la Grèce du nord, celle qui jouxte l’Albanie, ses paysages froids et désolés, souvent noyés dans la pluie et le brouillard. Le Regard d’Ulysse se passe en pleine guerre de Yougoslavie et au milieu des combats de Sarajevo. Son travail, très exigeant, avec des plans séquence qui n'en finissent pas, peut, pour la plupart des spectateurs, être insupportablement ennuyeux mais les plus prestigieux jurys ne s'y sont heureusement pas trompés. Dans les années 1990, le travail d'Angelopoulos est reconnu : trois ans après que Le Regard d'Ulysse a remporté le Grand Prix du Festival de Cannes, le cinéaste se voit décerner la Palme d'or pour L'Éternité et Un Jour (1998). Il fait alors une pause dans son parcours et ne revient à la réalisation qu'en 2004 avec Eléni, premier volet d'une trilogie sur le XXe siècle par le prisme d’une histoire d’amour. Son dernier film, La Poussière du temps, deuxième opus de sa trilogie Eléni, réalisé en 2008, n'est, à ce jour, malgré la notoriété de son réalisateur, jamais sorti en France.

 

Terrible ironie que de laisser sa dernière œuvre inachevée pour un réalisateur dont l'un des thèmes de prédilection estjustement l'incapacité de l'homme à aller au bout de ses ambitions. Souvent considérée comme aride et peu accessible, l’œuvre de Theo Angelopoulos est celle d'un cinéaste poète et esthète, pape d'un cinéma contemplatif et existentiel. 

 

A ce jour, Angelopoulos a réalisé 14 films. Son 15e restera à jamais inachevé comme l'avait été son premier. 

 

Pour plus d’informations :  Wikipedia


Par rock07 - Publié dans : Réalisateurs
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 21:41

2000.jpg Merci à celles et à ceux qui lisent ce blog. Le chiffre de 2000 consultations a été dépassé. Thanks !

 

Par rock07
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 21:22

 

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Jean-Marc Barr

 

Jean-Marc Barr est né le 27 septembre 1960 à Bitburg (Allemagne de l'Ouest). Son père est  un militaire américain membre de l'US Air Force et sa mère est française. Il a la double nationalité, franco-américaine et parle couramment l’anglais.

 

En 1980, Jean-Marc Barr quitte les États-Unis pour la France et étudie la philosophie à la Sorbonne, puis va étudier le théâtre à Londres. En 1986, de retour en France, il débute dans de petits rôles au théâtre, à la télévision et au cinéma. Mais c’est le film de Luc Besson,  Le Grand Bleu (en 1988) qui le révèle au grand public. Il a tourné depuis dans de très nombreux films (41 films, 11 téléfilms) et, depuis 1999, il est devenu réalisateur. Il n’a cependant jamais retrouvé un  rôle à la hauteur de celui du plongeur de grandes profondeurs, Jacques Mayol, qu’il incarnait dans le Grand bleu.

 

Je l’ai personnellement beaucoup, aimé dans le film « La peste » de Luis Puenzo, où il joue le rôle du journaliste français au côté de Sandrine Bonnaire. Inexplicablement, ce film est introuvable en DVD.

Par rock07 - Publié dans : Acteurs, actrices
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 19:21

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Le Havre de Haki Kaurismäki (2011)

 

Le Havre est une comédie dramatique finno-franco-allemande produite, écrite et réalisée par Aki Kaurismäki et sortie le 8 septembre 2011. Elle a été sélectionnée, en compétition, au Festival de Cannes 2011 et a reçu le Prix Louis-Delluc.

 

Synopsis

 

Marcel Marx (André Wilms sur les épaules duquel le film repose entièrement), ex-écrivain, est devenu cireur de chaussures au Havre. Il vit pauvrement avec sa femme Arletty (Kati Outinen) et sa chienne Laïka dans une ruelle où il a ses habitudes et ses amis, Claire, la patronne du bar La Moderne (Elina Salo), Yvette, la boulangère (Evelyne Didi), l’épicier (François Monnié) Cheng, un autre cireur de chaussures, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique, Idrissa (Blondin Miguel).  Au même moment Arletty est prise de violentes douleurs et on doit l’hospitaliser. A son retour, il trouve le jeune clandestin chez lui en compagnie de sa chienne. Mais un voisin (méconnaissable Jean-Pierre Léaud en ignoble délateur) les a dénoncés à la police et Marcel est surveillé par le commissaire Monet (Jean-Pierre Darroussin). Dans un premier temps, on pense que le commissaire est là pour l’arrêter et l'empêcher d'aider le jeune fugitif. En fait, il vient le prévenir et lui apporte son aide pour permettre à Idrissa de fuir la France pour l’Angleterre où il doit rejoindre sa mère qui y travaille. Film engagé, certes, qui dénonce, comme tant d’autres (en particulier Welcome ), la triste dérive politique de l'ex-« patrie des droits de l’homme ».  

 

Mon opinion

 

Dieu sait combien, en tant que citoyen, je ne peux que souscrire sur le fond au propos du film tant  je suis opposé à la politique actuelle de l’immigration et au tour « vichyste » que prend cette politique. En cela, je peux comprendre le parti pris de faire de Darroussin (merveilleux dans « Les neiges du Kilimandjaro » un quasi-gestapiste, ou de Jean-Pierre Léaud une caricature de ces dénonciateurs qui fleurissaient sous Vichy. Je ne me fais aucune illusion sur la possibilité que de telles situations se reproduisent, hélas, à l’identique, même et alors que notre pays n’est pas soumis (du moins pas encore) à la dictature. Mais, ce qui m’a gêné, dans ce film, c’est le choix de ses décors misérabilistes, années 50, qui édulcore son propos alors que son film aurait gagné en crédibilité s’il l’avait tout bonnement filmé dans des décors contemporains avec toute la violence crue de notre époque. Si je peux comprendre que le réalisateur ait fait parler André Wilms comme une parodie d'écrivain, je ne comprends pas quelle était la nécessité de faire ânonner ses autres acteurs comme des débutants ? Tout cela sonne faux, comme sonne faux le « sauvetage » du gamin, la guérison miraculeuse d’Arletty que l’on croit morte et qui est ressuscitée, le comble étant l'image du pommier en fleurs saluant le retour de Marcel et d'Arletty à la maison. J’ai prié, jusqu’à la dernière image pour que cela ne se produise pas, et cela s’est produit. Non, je regrette, mais pour moi Kaurismaki n’a pas démontré, dans ce film, qu’il était un cinéaste de talent.  Le seul jeu d'acteurs que j'ai aimé dans ce film est celui d'Yvette et de Claire, rayonnantes de chaleur et d'amour du prochain comme seuls savent l'être les gens simples et bons. Mais tout le reste est tellement "téléphoné" que c'en est parfaitement rididule.            

 

Dussé-je en prendre plein la gueule (car les attaques ne vont pas manquer comme chaque fois que je me permets de critiquer un cinéaste!), je vais donner mon opinion sur ce film. Comme j’ai vu hier « Les neiges du Kilimandjaro » et qu’il n’est pas hors de propos de comparer les deux films qui, sur le fond, traitent de sujets de société qui nous préoccupent tous, je peux faire la différence entre un cinéaste de talent (Robert Guédiguian) et un cinéaste moyen, voire mauvais, comme Kaurismaki. En conclusion, j’ai trouvé ce film ennuyeux, ses dialogues insipides (à part la lecture que fait Yvette à la mourante lors de sa visite à l'hôpital mais le cinéaste nous montre la couverture : Kafka), le jeu des acteurs artificiel, les prises de vue nulles (chez Guédiguian, où que l’on se place, on voit la mer ou on la devine), le phrasé laborieux, la grotesque parodie du vieux rockeur… le juke-box, les enregistrements "d'époque", etc., etc. Et par-dessus tout, ce qui pour moi fait un bon film, le savant mélange entre rire et larmes (ou émotion) est totalement absent de ce film.

 

     

 Allez plutôt voir :

Par rock07 - Publié dans : Drame
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 18:29

 

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Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian (2011)

 

Personne n'a oublié Marius et Jeannette, le grand succès de Robert Guédiguian, tourné en 1997, dont les acteurs étaient déjà Gérard Meylan (qui jouait le rôle de Marius) et Ariane Ascaride (celui de Jeannette). Entre temps, Guédiguian a tourné pas moins de neuf films mais aucun n'avait eu le succès de Marius et Jeannette. Dans "Les neiges du Kilimandjaro",  on retrouve l'ambiance de ce film, un univers de gens modestes, restés fidèles à leurs convictions malgré les difficulté des temps.

Michel (Jean-Pierre Darroussin) est délégué CGT. Son entreprise, frappée par un plan de licenciement, doit licencier 20 personnes. La CGT décide d'effectuer un tirage au sort :  par honnêteté et par conviction, Michel n'a pas voulu écarter son nom de la liste alors que son statut de délégué du personnel aurait pu aisément le mettre à l’abri. Le sort le désigne et, à plus de 50 ans, il se retrouve au chômage sans espoir de retrouver un travail. Sa femme, Marie-Claire (Ariane Ascaride), avec qui il vit heureux depuis 30 ans, fait des ménages. Leurs enfants et leurs petits-enfants les comblent. Ils ont des amis très proches, en particulier le couple formé par Raoul (Gérard Meylan, ex-Marius) et sa femme, Denise (Marilyne Canto). Ils sont fiers de ce qu’ils sont, sûrs de leurs convictions et des combats qu’ils ont menés. 

Michel retrouve ses anciens collègues pour fêter ses 30 ans de mariage. À cette occasion, ses amis et sa famille offrent au couple un voyage, ainsi que de l'argent récolté lors d'une quête, pour la Tanzanie où se trouve le Kilimandjaro, en référence au tube des années 60 de Pascal Danel, « Les Neiges du Kilimandjaro » sur lequel ils se sont rencontrés.

Peu de temps après, le bonheur du couple vole en éclat.  Alors qu’ils sont avec leurs amis Raoul et Denise en train de faire jouer aux cartes, deux jeunes hommes armés et masqués entrent chez eux, les frappent, les attachent et s’enfuient avec l’argent de la cagnotte et leurs cartes bleues.

Grâce à un concours de circonstances, Michel découvre que l'un de ses agresseurs est l'un des jeunes ouvriers licenciés en même temps que lui. Il le dénonce et le jeune homme est arrêté mais, ce que Michel ne savait pas, c’est que son agresseur, Christophe (Grégoire Leprince-Ringuet) s’occupe seul de ses deux jeunes frères, Martin (Jean-Baptiste Fonck) et  Jules (Yann Loubartière). Contre l'avis de Raoul, dont la femme est en dépression depuis l'attentat, il  veut retirer sa plainte mais la procédure est en cours et ne peut être arrêtée. Il tente aussi de voir Christophe mais l'entrevue est un fiasco.  

De son côté, Marie-Claire, en cachette de son mari, ayant trouvé les enfants livrés à eux-mêmes, va les voir, passe du temps avec eux, leur apporteà manger et fait leur lessive. Quant à Michel, après son entrevue orageuse avec Christophe, il a fait la même découverte. Ayant négocié avec l'agence le remboursement du voyage pour la Tanzanie, il pense utiliser l'argent pour aider cette famille. Finalement, sans s’être concertés, Marie-Claire et Michel tombent d'accord pour offrir aux enfants une famille de substitution en attendant que Christophe sorte de prison.

Le film a été inspiré à Gédiguian par le poème de Victor Hugo, "Les pauvres gens". C'était d'ailleurs le titre initialement choisi. 

Je voudrais saluer, outre le jeu des acteurs principaux, parfaitement justes, celui des rôles secondaires, qu'il s'agisse des deux frères, Martin et Jules, des jeunes mariés, des jeunes enfants, absolument craquants. Un coup de chapeau particulier à un acteur que j'ai particulièrement apprécié, Pierre Niney, qui interprète le serveur du bar.  Malgré ses 22 ans, il a déjà un impressionnnte acrrière à son actif. Il a commencé le théâtre à l'âge de 11 ans, il est depuis 2010  pensionnaire de la Comédie française et il a déjà tourné dans 17 films et téléfilms et autant de rôles au théâtre. Il tient le rôle principal de Primo dans le film J'aime regarder les filles, 1er film de Frédéric Louf (2011). Un talent prometteur !

 

Courez voir ce film. C'est une réussite.

 

 

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Par rock07 - Publié dans : Drame
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