Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 19:27
  • Reves-dansants.jpg

 

« Les rêves dansants » film d'Anne Linsel (2010)

 

            Ce film aurait pu être un simple documentaire sur la grande chorégraphe allemande, Pina Bausch, morte en 2009, après avoir cpnsacré sa vie à la danse et aub théâtre. Il est en fait beaucoup plus que cela. Le film, coréalisé par Anne Linsel, une journaliste qui suivait son travail depuis qu'elle avait pris la tête du Tanztheater Wuppertal, à Wuppertal  en 1973, retrace la préparation du spectacle Kontakthof, créé par Pina Bausch en 1978 et reprise avec sa compagnie en 2000 et 2006, qu’elle reprit à peine un an avant sa mort, avec 46 jeunes non-professionnels de 14 à 18 ans provenant de 12 écoles et collèges de la ville de  Wuppertal (Allemagne).

 

Suite à une annonce faite dans leur collège, la plupart avait répondu sans vraiment savoir dans quoi ils s'engageaient, ; ils vont devenir les personnages principaux du film en même temps que les danseurs de la pièce. Le film-reportage s'étend sur une année, consacrée à la préparation de la pièce, au rythme d'une séance par semaine. Ce sont les danseuses Jo Ann Endicott (pour ceux qui lisent l'allemand, un article plus détaillé sur Jo Ann Endicott est disponible sur Wukipedia) et Bénédicte Billiet, proches collaboratrices de Pina Bausch, qui sont en charge de leur formation ; Pina Bausch apparaît dans quelques scènes en fin de film, notamment pour sélectionner les adolescents qui pourront jouer dans la pièce finale et donner quelques conseils sur la manière de jouer, de se déplacer, etc.

 

Selon la chorégraphe, "Kontakthof est « un lieu où l'on se rencontre pour lier des contacts, se montrer, se défendre. Avec ses peurs, ses ardeurs, ses déceptions, ses désespoirs ».

 

Ce film est donc en quelque sorte l'apprentissage de leur corps par ces adolescents qui, grâce au travail de la danse et du théâtre prendront, au cours de cette année, confiance en eux et en leurs propres capacités. Le reportage insiste sur quelques uns de ces jeunes et, au cours d’interviewes qui entrecoupent le film, ils seront amenés à confier leurs expériences personnelles (ruptures avec un petit ami, mort d'un père, etc.)

 

Le bonus qui complète le DVD comporte plusieurs interviewes de Pina Bausch et de ses collaboratrices. On y découvre l’intense exigence de cette femme que certains jugent dure et froide alors qu’elle apparaît au contraire constamment douter d’elle-même, du bien-fondé de sa recherche et où éclate surtout sa profonde humanité. Ce film-testament, dont Pina Bausch a pu voir la version finale 10 jours avant sa mort, permet de mieux comprendre l’œuvre de la chorégraphe qui a passé sa vie à interroger les codes sociaux, à tenter de dépasser les conventions esthétiques du corps, en permettant au corps de s’exprimer dans la plus totale liberté.

 

Que l’on s’intéresse ou non à la danse, il faut voir ce film. On y découvrira tout le travail qui accompagne la création et le merveilleux épanouissement qui la couronne. Ceux qui, comme moi, ont une expérience théâtrale avec des collégiens et des collégiennes, y retrouveront les doutes, les peurs, le découragement qu’ils ont connus avec leurs élèves et la joie de l’aboutissement.  

 

 

Si vous avez aimé ce film vous aimerez :

 

 

  • J'ai commandé ce DVD sur Priceminister. Faites comme moi ! Si vous acceptez mon parrainage, vous bénéficierez en outre d'une réduction de 7 € sur votre commande.
Par rock07 - Publié dans : Documentaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 17:10

Time-out.jpg

Time out d’Andrew Niccol (2011)

 

"Time out" est le dernier film du producteur-réalisateur Néo-Zélandais Andrew Niccol, né en 1964. Il n'a pour l'instant que 4 films à son actif (un 5ème, en production), dont le premier "Bienvenue à Gattaca" (1997) stupéfia tout le monde par sa maîtrise et son esthétisme élégant et est considéré par beaucoup (dont votre serviteur) comme un chef d'oeuvre. Son dernier, "Lord of war" (2006) avec Nicolas Cage dans le rôle d'un marchand d'armes international d'un cynisme absolu, est aussi remarquable. 

Je viens de voir "Time out". A la différence de certains critiques, j'ai trouvé ce film excellent. Certes, il est moins abouti que "Bienvenue à Gattaca" qui ne sera jamais surpassé, mais son propos est intéressant et ne laisse pas indifférent à condition de ne pas se laiser arrêter par le fait qu'il est présenté comme un film de "science fiction". Ceux qui me suivent sur ce blog savent quelle réticence j'éprouve envers les classifications hâtives de films. Dans le cas des films dits "de science fiction", je la trouve encore plus inadaptée. En fait, beaucoup de spectateurs se privent d'aller voir un film parce qu'il est catalogué "sience-fiction" et je trouve cela regrettable. En effet, des films comme "Inception", "The adjustment bureau (stupidement traduit en français par "L'Agence", "Minority report" ou le très beau et très désespéré "Never let me go" pour ne citer que ceux-là...) méritent mieux que cette classification réductrice : la science-fiction est un moyen pour l’auteur ou le cinéaste de se projeter librement dans l’avenir et d’imaginer ce que pourrait être une société si nous laissions la technologie nous dicter ses lois, en faisant abstraction de l’éthique et de la morale.

Dans "Time out", on retrouve à la fois le propos de « Lord of war » et celles de « Bienvenue à Gattaca » sur les dangers de l'eugénisme. Dans ce dernier film, la société était coupée en deux : d'un côté les « élus » (les humains sélectionnés génétiquement pour être parfaits et devant lesquels toutes les portes s'ouvraient) et les autres, auxquels étaient réservées les tâches subalternes.

 

 

 

Synopsis

 

« Time out » signifie « Il est temps de… » (sous-entendu « mourir »), ou encore « Le temps est écoulé ». La génétique a permis de garantir à tout être humain de vivre en bonne santé jusqu’à 25 ans (ce qui, soit dit en passant, règle d'uun seul coup les problèmes de la sécurité sociale et ceux de la retraite). A partir de 25 ans, un compteur se déclenche donnant à chacun un "crédit-temps", le même pour tous. Si l'on veut vivre au-delà de ce temps qui vous est alloué, on doit "gagner sa vie" (et, dans le cas des héros du film, cette expression est à prendre au pied de la lettre). Mais l’amoralité de l’être humain fait que, même si les riches sont soumis aux mêmes règles que les pauvres, ils ont su s’organiser pour détourner les règles à leur profit et négocient le temps comme nos financiers négocient l'argent, avec les conséquences que l'on sait. Un tel film n'a jamais été plus d'actualité qu'en ce moment, où tous les commentateurs nous rebattent les oreilles avec la crise économique qui est en réalité la conséquence de la financiarisation du monde et la confiscation des richesses par une minorité.

Dans le monde de "Time out", l'étalon n'est pas l'argent mais le temps. Mais cela revient au même : les pauvres, tenus par l'oligarchie qui édicte les lois, dans une situation de misère permanente, doivent travailler d'arrache pied pour gagner leur vie. Les autres trafiquent : jeu, prostitution, affaires en tout genre…

Les puissants, bien que soumis a priori aux mêmes règles que le commun des mortels (c’est le cas de le dire), ont su s’organiser pour que ces règles ne s’appliquent pas à leur cercle réduit. de privilégiés. Entre eux, ils s’appellent même les « immortels » et vivent presqu’éternellement dans leur ghettos doré, jeunes, riches et beaux pour l’éternité. Des « Gardiens du temps », dotés de pouvoirs illimités et à la solde des puissants sont chargés de faire respecter cet ordre.

  Les choses changent brusquement pour Will (étonnant Justin Timberlake), simple ouvrier dans une usine,  alors qu’au cours d’une soirée dans un bar mal famé, il intervient pour sauver un richissime « immortel », Henry Hamilton (Matthew Bomer). Celui-ci a perdu tout intérêt à la vie dorée et sans intérêt qu’il mène. Alors qu’il est ivre, il est attaqué par des malfrats qui veulent lui "voler son temps". Pour remercier Will de l’avoir aidé,  Henry lui fait cadeau de  son crédit temps et se suicide sans que Will ait pu l'en empêcher. Mais ce genre de fait met en péril l’ordre établi et n’est pas du goût du chef des « gardiens du temps », Raymond Leon (Cillian Murphy) - déjà vu dans Inception - qui remonte la piste jusqu'à Will et l'accuse d’avoir assassiné Henry pour le voler. Malgré tout le capital temps dont il dispose, Will n'arrive pas assez tôt pour sauver sa mère Rachel qui meurt sous ses yeux. Fou de douleur, il décide de se venger des riches « immortels » en pénétrant dans leur ghetto doré en se faisant passer pour l’un d’entre eux. Grâce à son crédit-temps, il se fait inviter à une soirée où il fait la connaissance de Sylvia Weis (Amanda Seyfried) - vue dans Cher John -  la fille d’un riche milliardaire, qui tombe amoureuse de lui et ensemble, ils vont tenter de renverser le système.

 

Certes, le film n’a pas la majesté ni la perfection glacée de « Bienvenue à Gattaca » qui restera, pour moi, un chef d’œuvre insurpassé, aussi bien par son esthétique travaillée, sa symbolique omniprésente, et ses acteurs charismatiques, Jude Law, Ethan Hawke et Uma Thurman. Certes, le scénario de « Time out » n’est pas aussi maîtrisé que celui de « Bienvenue à Gattaca » mais le propos est aussi inquiétant et ce film va bien au-delà d’un simple film d’action ou d'un thriller. Quant au casting, Justin Timberlake, qui m’avait déjà bluffé dans "The Social Network" où il ne tenait pourtant qu’un rôle secondaire, il montre dans ce film où il incarne Will, qu’il est un acteur de talent.  Amanda Seyfried, avec ses yeux immenses, joue aussi bien son rôle de pauvre petite fille riche qui se rebelle contre son père. Quant à Cillian Murphy, son regard glaçant en fait un parfait  "gardien du temps."

 

Un film à voir, et pas seulement pour les amateurs de films de science-fiction.   

 

Outre les films cités ci-dessus, je vous recommande aussi :

 

Par rock07 - Publié dans : SF, fantasy, fantastique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 22:43

Telerama_15e-Festival-du-Cinema.jpgCommencez bien l'année en allant au cinéma.

Ne laissez surtout pas passer l'occasion : profitez du tarif de 3 €/place pour aller voir des films que vous auriez raté pendant le 15e festival Télérama du Cinéma (du 18 au 24 janvier 2012) :

  • Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian (le réalisateur de Marius et Jeannette)
  • Habeus papam de Nanni Moretti 
  • Le Havre de Aki Kaurismaki
  • Il était une fois en Anatolie de Bir Eamanla Anadolu'da
  • La guerre est déclarée de Valérie Donzelli
  • Les Bien-aimés de Christophe Honoré
  • Black Swan de Darren Aronofsky

Que je n'ai pas vus mais sur lesquelles j'ai lu ou entendu des critiques élogieuses. Je ne pourrai peut-être pas tous aller les voir mais je compte bien en voir certains. 

A voir absolument !

Par rock07
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 22:16

Julia-Roberts.JPG

Julia Roberts

 

      Julia Fiona Roberts est née le 28 octobre 1967 à Atlanta en Géorgie. Elle est de nationalité américaine. Elle a obtenu l’Oscar de la meilleure actrice en 2001, pour Erin Brockovich. ce serait l'une des actrices les mieux payées d’Hollywood mais elle a mis une partie de sa fortune au service de grandes causes humanitaires comme l'UNICEF, menant des actions contre la pauvreté et le manque d'éducation des enfants à Haïti, visitant régulièrement les hôpitaux, s'engageant pour la lutte contre des maladies orphelines (elle a en particulier tourné, en 2000, un film destiné à faire connaître un syndrome neurologique peu connu, le Rett syndrome afin de rassembler des fonds pour developper la recherche médicale, etc.

 

Carrière

 

            Julia Roberts fit ses premières apparitions dans des téléfilms, des spots publicitaires et des films à petits budgets (Firehouse, Satisfaction et Mystic Pizza, où elle tint son premier rôle important).

Ses véritables débuts au cinéma ont lieu en 1986 dans Un fusil pour l'honneur. Elle connaît son premier succès avec Potins de femmes (une comédie dramatique d'Herbert Ross, 1989). Son interprétation de Shelby Eatenton lui vaut d'être citée à l'Oscar et de remporter le Golden Globe. Elle est nommée à l'Oscar de la meilleure actrice pour la première fois en 1990 pour son interprétation dans Pretty Woman aux côtés de Richard Gere. L'Affaire Pélican, dans lequel elle donne la réplique à Denzel Washington, conforte son statut de star internationale. Elle obtient finalement l'Oscar pour son rôle dans Erin Brockovich.

            Julia Roberts a abordé des registres variés comme le cinéma fantastique avec L'Expérience interdite, le thriller avec Les Nuits avec mon ennemi, le drame avec Le Choix d'aimer, puis la superproduction Hook, de Steven Spielberg, dans laquelle elle joue le rôle de la fée Clochette. Dans un registre plus sombre elle a été la servante du Docteur Jekyll dans Mary Reilly, de Stephen Frears.

Julia Roberts joue dans Le Mariage de mon meilleur ami en 1997 en compagnie de Cameron Diaz et Ruppert Everett, tombe sous le charme de Hugh Grant dans Coup de foudre à Notting Hill en 1999 et partage une nouvelle fois l’affiche avec Richard Gere dans Just married (ou presque).

            En 2000, Steven Soderbergh permet à l’actrice de remporter un oscar d'interprétation grâce au film Erin Brockovich. Elle jouera dans la superproduction Ocean's Eleven, du même réalisateur, en 2001, aux côtés de George Clooney, Brad Pitt et Matt Damon. En 2003, elle est à l’affiche de la comédie romantique Le Sourire de Mona Lisa, aux côtés de Kirsten Dunst, Julia Stiles et Maggie Gyllenhaal. En 2004, dans Ocean's Twelve, elle se parodie elle-même en jouant le rôle d'un escroc sosie de l'actrice Julia Roberts.

  Sa carrière cinématographique est particulièrement impressionnante avec une 50e de films ainsi que le sont les récompenses qu'elle a obtenues (voir sa filmographie complète sur Wikipedia).  

 

Elle est aussi à l'aise dans les comédies comme dans :

 

  • Pretty woman, où elle joue le rôle d’une cover-girl qui tombe réellement amoureuse d’un beau milliardaire (Richard Gere) (1990)
  • Coup de foudre à Notting Hill (avec Hugh Grant) (1999)
  • Le mariage de mon meilleur ami (1997)

Ou les rôles plus sérieux comme dans :

 

 

Par rock07 - Publié dans : Acteurs, actrices
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 21:21

closer.jpg

 

« Closer : entre adultes consentants » film américain de Mike Nichols (2004)

 

J'ai vu ce film pour Jude Law, que j'aime beaucoup et Julia Roberts, qui me fait toujours craquer, et aussi parce que j'avais beaucoup apprécié "La guerre selon Charlie Wilson" du même réalisateur mais ce film m'a déçu.

 

Synopsis

 

Le film est basé sur une pièce de théâtre du même nom et s'inspire de l'opéra de Mozart "Cosi fan tutte". L'action a été transférée de nos jours, à Londres, dans un milieu branché de journalistes, d'écrivains et de photographes, en en faisant un moderne badinage entre plusieurs personnages.

Dan (Jude Law) est un écrivain raté qui travaille à la rubrique nécrologique d'un journal. Il est témoin d'un accident qui implique une inconnue renversée par un taxi, Alice (Natalie Portman). Dan et Alice tombent follement amoureux l'un de l'autre. Cette histoire d'amour redonne à Dan le goût de reprendre la plume et il s'inspire de la vie d'Alice pour l'écrire. Alors que son livre va sortir, il s'entiche d'Anna (Julia Roberts), la photographe venue pour réaliser la promotion du livre. Mais, malheureusement pour lui, Alice a découvert qu'il la trompait et Anna refuse de le revoir.

Par jeu, Dan organise un rendez-vous entre Larry (Clive Owen), un homme rencontré sur le net, et Anna. Ceci dans le but de rendre Anna mal à l'aise et de la faire revenir vers lui mais le jeu se retourne contre lui car Larry et Anna tombent amoureux et se mettent ensemble. Le problème est que Dan et Anna s'aiment malgré tout profondément. Dès lors s'installe entre les personnages un chassé-croisé entre les deux couples où sentiments, haine et amours cohabitent.

 

Le tout fait une comédie plus amère que douce mais pas vraiment le film auquel on aurait pu s'attendre avec une distribution aussi prestigieuse. 

 

Distribution
 

-         Julia Roberts (Anna Cameron)

-         Jude Law (Dan Woolf)

-         Natalie Portman (Alice Ayres/Jane Jones)

-         Clive Owen (Larry Gray)

-         Nick Hobbs (taxi driver)

-         Colin Stinton (douanier)

 

   Je vous conseille plutôt de voir, du même réalisateur : 

Par rock07 - Publié dans : Comédie romantique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Visites

Recherche

Priceminister

Adhérez à I-Graal

Faites comme moi : adhérez à I-Graal. C'est gratuit et il n'y a aucune arnaque cachée. A chacune de vos commandes chez un de leur partenaires, cela vous rapportera des euros !


Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés