Stanislas Merhar est un acteur français, né le 23 janvier 1971 à Paris. Il s'est fait connaître dès son premier rôle au cinéma en 1997 dans le sulfureux film
Nettoyage à sec d’Anne Fontaine, où il incarnait Loïc, un jeune homme bisexuel qui devient l’amant d’un
couple de petit-bourgeois propriétaires d’un pressing en province (incarné par Charles Berling et Miou-Miou). Un peu comme l’étranger de Théorème de Pasolini, sa
décontraction, sa jeunesse, son ambiguïté et son manque de tout sens moral bouleversent leur triste vie routinière et leurs relations coincées. Cette prestation éblouissante lui vaut d'obtenir le
César du meilleur espoir masculin. Il enchaîne ensuite les rôles « en costume » jouant le jeune Albert de Morcerf, fils de Jean Rochefort dans la version télé du
Comte de Monte-Cristo (1998), puis, aux côtés de Chiara
Mastroianni, celui de François de Guise dans La Lettre de Manoel de Oliveira. Il joue Simon dans La Captive (2000) de Chantal Akerman, puis interprète en 2003 le rôle titre dans Franck
Spadone (2000) et incarne le rôle titre dans Adolphe, où il donne la réplique à Isabelle Adjani
(2003).
Je l'ai personnellement beaucoup apprécié dans Adolphe, même si, par ailleurs, j'ai été plus critique avec la
mise en scène poussive du film de Benoît Jacquot, ainsi que dans Furia, un film de politique fiction d'Alexandre Aja
(1999) dénonçant un régime dictatorial atemporel qui m'a fait penser à La peste de Luis Puenzo. Il y joue le rôle d'un jeune artiste qui ne peut
s'empêcher de peindre au péril de sa vie car, dans ce monde, il est interdit aux artistes d'exprimer leur talent.
Cinéma
1997 : Nettoyage à sec d'Anne Fontaine
1999 : La Lettre de Manoel de Oliveira
1999 : Furia d'Alexandre Aja
2000 : Franck Spadone de Richard Bean
2000 : La Captive de Chantal Akerman
2000 : Les Savates du bon Dieu de Jean-Claude Brisseau
2001 : Nobel de Fabio Carpi
2001 : I Cavalieri che fecero l'impresa de Pupi Avati
2002 : Un monde presque paisible de Michel Deville
2002 : Merci Docteur Rey d'Andrew Litvack
2003 : Courtes Histoires de train court métrage de François Aunay
2003 : Adolphe de Benoît Jacquot
2003 : L'Enfance de Catherine d'Anne Baudry, court métrage
2005 : Un fil à la patte de Michel Deville
2005 : Code 68 de Jean-Henri Roger
2006 : Comme un chat noir au fond d'un sac de Stéphane Elmadjian
2006 : Müetter de Dominique Lienhard
2006 : L'Héritage de Géla Babluani, Temur Babluani
2009 : Notre ami Chopin, de Xavier Beauvois, Denis
2011 : En ville de Valérie Mréjen et Bertrand Schefer
2011 : La Folie Almayer, de Chantal Akerman
2011 : L'Art d'aimer d'Emmanuel Mouret
Télévision
1998 : Le Comte de Monte-Cristo de Josée Dayan
2001 : Zaïde, un petit air de vengeance de Josée Dayan
2004 : Milady de Josée Dayan
2008 : Dans le lac de Jean-Pierre Mocky (court-métrage) (diffusé dans la collection "Mister Mocky présente... d'après les nouvelles d'Alfred Hitchcock", sur 13ème rue)
2009 : L'Homme aux cercles bleus de Josée Dayan
Théâtre
2007 : L'Autre de Florian Zeller, mise en scène de l'auteur, Comédie des Champs-Élysées
Romans
Petits poisons (2008), Fayard, 200 p., autobiographie qui a été un succès en librairie.
Prix et récompenses
Pour Nettoyage à sec d'Anne Fontaine , il a obtenu :
1997 : Prix Première du Public au Festival des Acteurs à l'Écran de Saint-Denis
César du cinéma 1998 : César du meilleur espoir masculin
Liberté, également titré Korkoro en romani, film français, réalisé par Tony
Gatlif, sorti en 2010.
Synopsis
En 1942, une famille tsigane arrive comme chaque année dans un village du centre de la France pour faire les vendanges. Pendant leur voyage, ils ont recueilli un jeune orphelin, P’tit Claude
(Mathias Laliberté). Les lois de l’époque (datant de 1912, elles resteront en vigueur jusqu’en 1969 !!!), imposaient aux gens du voyage d’aller faire
apposer un visa sur le carnet anthropométrique dont ils ne devaient jamais se séparer, dès leur arrivée dans une commune française. C’est ce qu’ils font dès leur arrivée dans le village de
Saint-Amand, mais de nouvelles lois encore plus restrictives, édictées par le régime de Vichy, sont entrées en vigueur. Elles condamnent les nomades à choisir entre la sédentarisation ou
l’internement. Les carnets anthropométriques, même à jour, ne suffisent plus à les protéger de la déportation et de l’extermination. Le maire du village, Théodore (Marc Lavoine), qui est aussi vétérinaire, aidé par l’institutrice du village et secrétaire de mairie, Melle Lise Lundi (Marie-José Croze) essaient de les protéger. Théodore adopte le P’tit Claude comme s’il était son propre fils. Melle
Lundi, propose aux enfants gitans qui le veulent de venir à l’école pour apprendre à lire. Trois d’entre eux, seulement viennent, dont Taloche (James Thiérrée), un tsigane adulte mais simplet et fantasque.Un jour, en se rendant au campement de ses amis gitans, P’tit
Claude le trouve déserté. Les gitans ont tous été raflés par la police française et enfermés dans un camp provisoire d’où ils risquent d’être déportés. Pour les sauver, Théodore décide de les
faire propriétaires d’une maison et d’un terrain qui lui viennent de sa famille. Leur « sédentarisation » leur permet d’être libérés mais les Tsiganes emménagent à contrecœur dans les
bâtiments délabrés car cela s’oppose à toutes leurs traditions de liberté et à leur terreur des « fantômes » qui, selon leurs croyances, habitent les lieux habités par les gadjos.
Taloche, très près de la nature, a une prévention particulièrement exacerbée contre cette vie qu’on les oblige à vivre pour les protéger. Malgré les manifestations de racisme et les préjugés de
certains villageois, Théodore résiste. Hélas, Mademoiselle Lundi est aussi résistante et elle est arrêtée par la Milice pour avoir établi de fausses cartes d’identité pour les résistants.
Théodore est arrêté en même temps qu’elle. P’Tit Claude n’ayant plus d’endroit où aller, rejoint ses amis gitans qui décident de fuir le village et de trouver refuge dans la forêt mais ils y
seront finalement débusqués, arrêtés, et déportés.
Tony Gatlif qui, depuis son 4ème film, Corre Gitano (1981), n'a cessé d'aborder le thème des gitans, est né en Algérie, d'un père kabyle et d'une mère gitane et il est arrivé en
France, durant la guerre d'Algérie, en 1960.
Le film traite d’un épisode largement méconnu de la 2ème Guerre mondiale, la persécution des Tsiganes par les autorités de la France de Vichy, en collaboration avec les occupants
nazis. Bien que les chiffres soient imprécis, entre 250 000 et 500 000 tsiganes, sur les 700 000 qui vivaient en Europe pendant la 2nde Guerre mondiale, auraient été
exterminés par les nazis. En France, entre 1940 et 1946, entre 3000 et 4000 tsiganes auraient été internés dans 27 camps. Le film s'inspire par ailleurs de la vie de la résistante Yvette Lundy,
institutrice et secrétaire de mairie à Gionges (Marne) qui déportée à Ravensbrück pour avoir fait de faux papiers. Yvette Lundy a survécu. Après la guerre, elle est devenue députée du Nord. Elle
intervient toujours régulièrement dans les établissements scolaires pour témoigner de son combat.
Le rôle du gitan Taloche est interprété par James Thiérrée, acteur, danseur, metteur en scène, musicien et
acrobate, qui a vécu toute son enfance dans le milieu du cirque. Il est le petit-fils de Charlie Chaplin.
Le film a été tourné dans la Loire, dans les monts du Forez, dans les environs de Rozier-Côtes-d'Aurec et de Saint-Bonnet-le-Château. Il a bénéficié de l’aide de la Région Rhône-Alpes.
Récompenses
Festival international du film d'histoire de Pessac 2009 : Prix du public.
Festival des films du monde de Montréal 2009 : Grand Prix des Amériques, Mention spéciale du prix du jury œcuménique, Prix du public
Je ne sais pas si ce film a obtenu d'autres récompenses et si les acteurs, tous excellents, ont été distingués comme ils l'auraient dû. L'interprétation du chanteur Marc Lavoine, qui, depuis san adolescence, a toujours voulu faire du cinéma et dont c'est le 5ème film, est remarquable de retenue
et de justesse. mais c'est surtout l'extraordinaire prestation de James Thiérrée
qui impose la personnalité du gitan Taloche, littéralement "fou" de liberté, que l'on doit remarquer. Le petit Mathias Laliberté (10 ans au moment
du film), en petite bête traquée, est particulièrement émouvant avec ses grands yeux
limpides. Il deviendra certainement un grand acteur. Et puis il y a toute la famille des
gitans, dont la plupart ne sont pas des acteurs professionnels, dont l'intensité du jeu est proprement stupéfiante.
Musique
La musique, qui est un des éléments essentiels du film, comme de la plupart des films du même réalisateur, a été composée par Tony Gatlif lui-même et l'émouvante chanson du générique est interprétée par Catherine Ringer, la talentueuse chanteuse des Rita Mitsuko.
Mon opinion
J'avais regretté de n'avoir pu voir ce film lors de sa sortie au cinéma. C’est une belle œuvre cinématographique, qui commence et qui finit, hélas mal, par la fuite éperdue des Tsiganes
épris de liberté. On ressent physiquement, à travers le regard du réalisateur, leur terreur de l’enfermement et leur amour de la nature, des éléments (l’eau, le vent…), et des animaux, avec
lesquels ils vivent en symbiose. Les priver de cette liberté est les contraindre à une mort spirituelle et psychologique sans doute encore plus meurtrière que celle qui les attendait dans les
camps. C'est pourquoi on ne peut qu'avoir été doublement choqués par les déclarations anti-Roms de M. Nicolas Sarkozy, cet été à Grenoble, qui démontrent un mépris absolu de ces faits (car
on ne peut imaginer qu'il n'en soit pas informé !) dont la France devrait au contraire s'excuser auprès du peuple Rom. En tant qu'ethnologue, humaniste et républicain, je ne peux que dénoncer une
attitude indigne d'un président de la République française auquel la Constitution fait obligation de défendre les valeurs de la France, au premier rang desquelles la Liberté.
Comme Daniel Radcliffe est indissociable du rôle de Harry Potter, Robert Pattinson l’est de celui d’Edward Cullen, le beau et énigmatique vampire de la saga Twilight.
De son vrai nom Robert Thomas Pattinson, Robert Pattinson, que l’on surnomme Rpattz, est né le 13 mai 1986 à Londres. Avant d’être choisi pour incarner le fameux vampire Edward Cullen, il avait
joué le rôle de Cedric Diggory dans Harry Potter et la Coupe de Feu, où, malgré l’intervention d’Harry Potter, il était l’innocente victime de Lord Voldemort,.
Robert Pattinson est né le 14 mai 1986 à Londres. Sa mère Claire travaillait pour une agence de mannequinat et son père Richard était importateur de voitures de collection aux États-Unis.
Pattinson est le cadet de la famille. Il a deux sœurs plus âgées : Elizabeth (chanteuse du groupe Aurora) et Victoria, 27 ans, qui travaille dans une agence de publicité.
Il a fait ses études à l'école d'Harrodian de Barnes (au sud-ouest de Londres dans le quartier privilégié de Richmond-Upon-Thames). À l'âge de 12 ans, il intègre une école privée mixte de grande
réputation, la Harrodian School. C'est à cette époque que sa mère, qui est dans le métier, lui procure quelques contrats de mannequinat mais carrière véritable carrière commence à 16 ans. Son
intérêt pour le théâtre grandit avec la découverte de la Barnes Theatre Company, la troupe de théâtre de son quartier. Après quelques expériences en coulisses, il obtient quelques rôles et finit
par attirer l'attention d'un agent pour la production d'une adaptation télévisée de Tess d'Urberville ; il joue aussi dans une version amateur de Macbeth au Old
Sorting Office Arts Centre.
Cinéma
Repéré par un agent, Robert Pattinson décroche un rôle dans L'Anneau sacré en 2004, petit téléfilm anglais, où il interprète en 2004 le rôle de Giselher, puis dans
The Vanity Fair en de Becky Sharp (2004). Malheureusement, les scènes où Pattinson apparaît sont coupées au montage et sont seulement disponibles sur les bonus du DVD.
En mai 2005, il doit apparaître dans la première anglaise de The Woman Before au Royal Court Theatre, mais est il n’est finalement pas retenu et est remplacé par Tom
Riley.
Grâce à ses apparitions dans Vanity Fair, Robert décroche le rôle de Cédric Diggory dans Harry Potter et la coupe de feu en 2005. Ce rôle, bien que
secondaire, le fait remarquer et lui vaut le titre de « Star Anglaise de Demain » délivré par le Times Online, titre véritablement prémonitoire puisqu’il devait être retenu, parmi des
100es de candidats, pour jouer le rôle principal d’Edward Cullen dans le premier volet de la saga Twilight (2008) adaptation cinématographique du best-seller fantastique mondial de Stephenie
Meyer. Kristen Stewart sera Isabella « Bella » Swan.
La série des Twilight, qui fait littéralement exploser sa notoriété, ne l’empêche pas de tourner d’autres films, qui ont plus ou moins de succès, comme Little Ashes
(2009), où il tient le rôle du jeune Salvador Dalí, How to Be, une comédie anglaise indépendante qui est loin d’être une réussite. Il apparaît également dans un court
métrage intitulé The Summerhouse.
En 2009, il joue le rôle de Tyler aux côtés d' Émilie de Ravin dans Remember Me, un drame romantique, nettement meilleur qu’How to be, bien qu’il soit
resté confidentiel en France.
En 2010, il reprend le rôle d'Edward Cullen dans le troisième volet de Twilight, chapitre III : Hésitation puis dans l'épisode suivant : (Twilight, chapitre IV : Révélation) tout en participant
au tournage du film Bel-Ami, adaptation libre de l'œuvre de Guy de Maupassant dans laquelle il joue aux côtés d’actrices de renom comme Kristin Scott-Thomas et Uma
Thurman.
Aux côtés de Reese Witherspoon et de Christoph Waltz, en 2011 il joue le personnage principal du très beau film Water for Elephants (De l’eau pour les éléphants).
Musique
Robert Pattinson a commencé le piano à l’âge de 3 ans et la guitare à 5 et c’est un musicien accompli : il a composé deux des chansons que l’on entend dans Twilight, chapitre I :
Fascination, la première Never Think, lors de la scène au restaurant de Port Angeles (avec Bella) et Let Me Sign au moment où Edward
intervient lorsque Bella est agressée par le vampire sadique à Phoenix. Il fait aussi partie d'un groupe appelé « Bad Girls ».
Depuis son premier film en 2004, Robert Pattinson a joué dans 17 films.
Intouchables d'Olivier Nakache et Eric Toledano - France (2011)
Intouchables est un film français écrit et réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano, sorti en France le 2 novembre 2011. Bien que relativement boudé par les critiques, le film a
recueilli un énorme succès auprès du public qui lui a valu de figurer dans le classement des 5 films français à avoir obtenu le plus gros succès au box office.
L'histoire est inspirée de la vie de Philippe Pozzo di Borgo (auteur du livre autobiographique Le Second
Souffle) où il raconte sa vie de tétraplégique. Homme d’affaire, fan de vitesse et de sports extrêmes, il devient tétraplégique en 1993 à la suite d’un accident de parapente. Il rencontre
Abdel Yasmin Sellou, un aide à domicile sans formation issu de la banlieue qui deviendra son ami. C'est le visionnage d'un documentaire intitulé « A la vie, à la mort » sur ce destin
extraordinaire qui donna l’idée aux deux réalisateurs de faire ce film. Nous étions alors en 2004 et les deux cinéastes, bien que séduits par l'idée, ne se sentaient pas de taille à
affronter un tel sujet. Ce n'est qu'après la sortie de « Tellement proches » en 2008 qu'ils se sont lancés dans ce projet. Le générique de fin indique que 5 % des bénéfices réalisés par
le film sont reversés à une association pour les personnes paralysées : Simon de Cyrène, fondée par Laurent de Cherisey.
Synopsis
Le film, bien que fidèle aux faits, est une adaptation. L’aide à domicile de Philippe Pozzo di Borgo (dont le
rôle est tenu par François Cluzet), Abdel, était d’origine maghrébine alors que, dans le film, Driss (Omar Sy) est d’origine sénégalaise, mais la relation entre deux hommes issus de milieux très différents a été conservée et beaucoup
d’épisodes et de scènes du film sont directement inspirées de la réalité.
L’histoire commence la nuit, sur le périphérique parisien. Driss est au volant et conduit la superbe voiture de luxe (une Maserati Quattroporte) de Philippe à toute vitesse, en slalomant
parmi les voitures. Ils sont très vite pris en chasse par la police. Pour justifier ses excès de vitesse, Driss dit aux policiers que son patron, Philippe, tétraplégique est en pleine crise et
doit être conduit aux urgences. En réalité, Philippe simule un malaise pour berner les policiers, qui les escortent avec les gyrophares jusqu'à l’hôpital.
La rencontre des deux hommes est ensuite racontée sous la forme d'un flashback, qui occupe l'essentiel de la durée du film. Quelques mois plus tôt, Philippe, riche tétraplégique, assisté de sa
secrétaire, Magalie (Audrey Fleurot) fait passer des entretiens d’embauche pour recruter son nouvel auxiliaire de vie.
Driss, qui n’est venu à la convocation que pour faire tamponner sa convocation des Assedic mais n’a aucunement l’intention de postuler au poste, figure parmi les candidats. Désinvolte, il drague
effrontément Magalie mais son attitude, franche et désinvolte, plaît à Philippe qui l’invite à revenir le lendemain matin pour chercher sa signature.
Driss, de retour dans sa banlieue, évolue au milieu d’un appartement surpeuplé d’enfants. Sa mère, qui travaille comme femme de ménage et doit, le soir, faire de longs trajets en RER pour rentrer
chez elle, est excédée de le revoir après six mois d’absence où il n’a donné aucune nouvelle (en fait, il était en prison pour un vol raté dans une bijouterie). Elle se met en colère et lui
ordonne de quitter les lieux.
Le lendemain, bien qu’il ait passé sa nuit à traîner avec ses potes et fumer des joints, se pointe à l’heure dite devant l’hôtel particulier de Philippe et apprend à sa grande surprise
qu'il est pris à l'essai. Après avoir découvert l'ampleur du handicap de Philippe, il prend connaissance de son appartement de fonction, et il est ébloui par la salle de bains, sans comparaison
avec celle de l’ancien HLM qu’il partageait tant bien que mal avec toute sa famille. Driss, bien que traînant les pieds en raison de la gêne qu’il ressent devant les soins qu'il doit prodiguer à
Philippe, prend ses fonctions. Il accompagne Philippe dans tous les instants de sa vie quotidienne, découvrant avec étonnement son mode de vie, et avec perplexité ses habitudes de collectionneur
d'art moderne. Avec lui, il garde cependant son franc parler, sa joie de vivre et sa présence redonne à Philippe le goût de vivre.
Le choix de Philippe n’est cependant pas du goût de tout le monde et, autour de lui, plusieurs de ses familiers acceptent difficilement la présence de Driss mais Philippe ne se laisse pas
impressionner.
Au fil du temps, Driss et Philippe deviennent plus proches. Le comportement de Driss est tout d'abord fantaisiste et fait tâche au sein du personnel de l'hôtel particulier; mais l'aide-soignant
improvisé prend progressivement au sérieux ses tâches. Il prend consciencieusement soin de son patron, qui subit des crises régulières de douleurs psychosomatiques. Le spectateur en découvre plus
sur la vie de Philippe, devenu handicapé à la suite d'un accident de parapente et ayant également perdu son épouse, victime d'une terrible maladie.
Progressivement, Philippe est incité par Driss à mettre un peu d'ordre dans sa vie privée, en recadrant notamment sa fille Elisa, qui se conduit comme une enfant gâtée avec le petit personnel. De
son côté, si Driss est initialement surpris par les goûts de Philippe en matière d'art moderne et d'opéra, il fait ensuite preuve d'ouverture culturelle et se met lui-même à improviser un tableau
abstrait.
Driss découvre que Philippe entretient une relation, purement épistolaire, avec une femme nommée Éléonore, résidant à Dunkerque, qu'il n'a jamais vue; Driss l'incite à la rencontrer mais
Philippe, qui craint de confronter sa correspondante à son handicap, se défile au dernier.
Driss doit abandonner son travail pour régler une situation dangereuse dans laquelle son petit frère s’est laissé entraîner par un gang qui l’a embrigadé.
Mais Philippe ne supporte aucun des remplaçants de Driss et tombe dans la dépression. Yvonne (Anne Le Ny), sa gouvernante,
rappelle Driss qui revient et, sans le dire à Philippe, arrange un rendez-vous avec Éléonore dans un restaurant. Le film se termine là. Driss laisse Philippe à son rendez-vous et s'éloigne sur la
plage. Un carton final apprend au spectateur le destin des hommes qui ont servi de modèle à cette histoire. Philippe s'est marié et a eu des enfants, son ancien employé s'est également marié et a
fondé sa propre entreprise. Une dernière image montre les véritables protagonistes de l'histoire, qui sont restés très proches.
Pour une fois, la bande originale d’un film français est remarquable. Elle fait une large place à la musique classique et à l’opéra (qui représente tout l’univers de Philippe alors que Driss y
reconnaît des publicités entendues à la télévision). Parmi les musiques diffusées, on notera /
Fly Ludovico Einaudi
Writing Poems Ludovico Einaudi dirigeant l'orchestre philharmonique tchèque, Prague
The Ghetto - Album Version George Benson
Der Freischütz - Act 1 Peter Schreier, ténor, Staatskapelle Dresden sous la direction de Carlos Kleiber
You're Goin' Miss Your Candyman Terry Callier
Blind Test François Cluzet et Omar Sy
L'origine Nascosta Ludovico Einaudi
Feeling Good - Album Version Nina Simone
Cache-Cache Ludovico Einaudi
Concerto pour 2 violons et orchestre à cordes, Op.3 N°8 (Allegro) de Vivaldi interprété par l’Angelicum Orchestra of Milan
Una Mattina Ludovico Einaudi
Red Lights Vib Gyor
Autres œuvres entendues dans le film :
Earth, Wind and Fire : September, Boogie Wonderland
Schubert : Ave Maria
Mozart : La Flûte enchantée
Frédéric Chopin : Nocturne op.9 n°1 en si bémol mineur
Vivaldi : Les Quatre saisons, l'Été
Bach : Badinerie de la 2e suite en si mineur, prélude de la suite pour violoncelle N° 1. BWV 1007
Récompenses
Le film, apprécié d’un très large public a, jusqu’à ce jour, été boudé par la critique et n’a été primé qu’au 24e festival international du film de Tokyo (2011) où il a obtenu le :
Tokyio Sakura Grand Prix 2011
Prix du meilleur acteur pour François Cluzet et Omar Sy
Mon opinion sur ce film *****
J'ai toujours une certaine réticence à aller voir des comédies, et particulièrement des comédies françaises tant je crains l'humour à la louche du style Frank Dubosc ou Louis de Funès (qui, non
seulement, ne m'ont jamais fait rire mais m'exaspèrent au plus haut point). Je ne suis cependant pas totalement insensible à l'humour et je suis capable d'éclater de rire au cours d'une séance,
ce que j'ai fait - à l'unisson de la salle, composée de tout type de publics, très jeunes, jeunes, personnes de tout âge et de toute condition. Je n'ai pas été gêné par une seule réplique tant le
handicap est traité, dans ce film, avec naturel et sans complaisance. François Cluzet est parfait quant à Omar Sy, dont, sachant qu'il est le double du duo "Omar et Fred", j'aurais craint le
pire, il arrive à faire passer les pires pitreries avec une telle pureté et une telle innocence qu'il en est touchant. Je be regrette pas d'avoir écouté les conseils de plusieurs de mes ami(es)
et d'être allé voir ce film.
Si vous avez aimé ce film, vous aimerez peut-être :
Judi Dench, de son vrai nom Judith Olivia Dench CH, DBE, est née le 9 décembre 1934 à York. C'est une actrice anglaise de renom qui a, comme Maggie Smith avec qui elle a souvent tourné , une longue et brillante carrière, aussi
bien au théâtre, qu’à la télévision (25 rôles) ou au cinéma (une 40e de films dont plusieurs James Bond !)
Elle a reçu de très nombreuses récompenses (un Oscar, deux Golden Globe, un Tony Award, dix BAFTA ainsi que sept Laurence Olivier Awards. Depuis 1988). Elle a été faite Dame commandeur de l'Ordre
de l'Empire britannique. En 1971, elle a épousé l'acteur britannique Michael Williams, qui est mort d'un cancer en 2001. Ils ont tenu ensemble les premiers rôles dans une sitcom britannique,
A Fine Romance.
Biographie
Formée à la Central School of Speech and Drama de Londres, elle a intégré en 1961 la prestigieuse Royal Shakespeare
Company, où, pendant deux décennies, elle a interprété autant de grands rôles classiques que des personnages modernes et comiques. En Grande-Bretagne, elle est
considérée comme l'une des plus grandes actrices de théâtre britanniques de l'après-guerre.
Carrière cinématographique
La comédienne fait ses débuts au cinéma en 1964 dans The Third secret, de Charles Crichton. Cantonnée la plupart du temps à des seconds rôles, l'actrice est remarquée en
1986 pour son interprétation dans Chambre avec vue, aux côtés d'une autre grande figure du théâtre britannique, Maggie Smith, qu'elle retrouvera quelques années plus tard dans la comédie dramatique de Franco
Zeffirelli, Un thé avec Mussolini ainsi que dans Ladies in lavender (les Dames de Cornouailles).
Portant un grand intérêt à la dramaturgie anglaise, elle se tourne naturellement vers les adaptations cinématographiques des pièces de Shakespeare. Elle est logiquement dirigée par l'un des
spécialistes du genre, Kenneth Branagh, dans Hamlet et Henry V. Ironie du sort, c'est grâce à un film évoquant la jeunesse du célèbre dramaturge,
Shakespeare in Love, dans lequel elle interprète le rôle de la reine Elisabeth
1ère qu'elle remportera l'Oscar de Meilleur second rôle en 1999. Deux ans plus tôt, elle avait remporté le BAFTA de la meilleure actrice pour son interprétation d'une autre reine
d'Angleterre, la reine Victoria, dirigée aussi par John Madden dans La Dame de Windsor.
Parallèlement à ces rôles en costume, Judi Dench se plait aussi à changer de registre et apparaît à partir de 1995 dans la série James Bond dans le rôle du patron des services secrets
britanniques, "M". Elle se laisse aussi tenter par la science fiction et les films de jeunesse dans Les Chroniques de Riddick, en 2004.
Désormais connue pour ses personnages de femme âgée à la fois hautaine et malicieuse, Judi Dench enchaîne les tournages. En 2006, elle tient le haut de l'affiche dans Madame Henderson
présente de Stephen Frears et Les Dames de
Cornouailles, où elle joue le rôle de la sœur de Maggie
Smith.
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Ce blog est consacré au cinéma et aux séries TV. J'y parle principalement des films et des séries que j'aime mais je me réserve aussi le droit d'en critiquer certains.
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