Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 12:45

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Ce film, réalisé en 1981 est le premier film de Jean-Jacques Beineix et c'est un chef d'oeuvre.
Bien que Beineix se soit positionné en faveur de la loi Hadopi, si j'étais cohérent avec moi-même, je retirerais cette critique de mon blog comme je l'ai fait pour d'autres mais j'aime trop ce film et je trouve dommage de ne pas en parler, même si son réalisateur m'a depuis énormément déçu et qu'à part 2 ou 3 films sa filmographie n'ait plus jamais été à la hauteur de cette superbe réussite qu'est Diva. 
Lorsque son film est sorti,  je suis sûr qu'il aurait aimé qu'on parle de lui car Diva a eu plus de détracteurs que de soutiens, tant il était en décalage avec ce qui se faisait à l'époque.
En ce qui me concerne, c'est l'un des films qui m'a le plus marqué par son ambiance, par son esthétique, par sa musique surtout. La bande originale est de Vladimir Cosma mais elle incorpore aussi plusieurs extraits d'opéra "La Wally" de A. Catalani, superbement interprétés par la grande cantatrice Wilhelmenia Wiggins Fernandez, "Suite en Ré mineur" de Bach au violoncelle solo, etc.

Jules (Frédéric Andréi) est un jeune postier de 18 ans, fou d'opéra, qui voue une admiration sans bornes à la grande chanteuse lyrique Cynthia Hawkins (Wilhelmenia Wiggins Fernandez). Lors d'un concert qu'elle donne à l'opéra Garnier à Paris, il réalise un enregistrement pirate de sa pretation. Après le concert, il s'introduit dans sa loge pour lui voler l'une de ses robes de scène. Deux Taïwanais sont également là et ils poursuivent Jules pour lui voler son enregistrement et le commercialiser dans le monde netier car  la cantatrice, perfectionniste jusqu'au bout des ongles, s'est, jusque là, toujours refusée à autoriser l'enregistrement de sa voix.

Une autre histoire se mêle à la première : juste avant d'être assassinée devant la gare Saint-Lazare, une jeune femme, Nadya Kalenski glisse, dans la sacoche de la mobylette de Jules, une cassette qui dénonce la responsabilité du commissaire Saporta en tant que chef d'un réseau de prostituées. … Après une course poursuite époustouflante à mobylette à travers Paris, Jules, poursuivi à la fois par les asiatiques qui veulent s'approprier l'enregistrement de la cantatrice et les malfrats aux ordres du commissaire véreux,  finit par échapper à ses poursuivants en se réfugiant dans le loft où vit Serge Gorodish (Richard Bohringer) et sa troublante amie Alba (Thuy An Luu) qui le débarasseront de ses annemis en les retournant les uns contre les autres. 

Dans l'intervalle, Jules se présente à l'hôtel de Cynthia pour lui restituer sa robe. D'abord furieuse contre lui, elle est séduite par la fragilité du jeune homme qui l'emmène à sa suite découvrir Paris (la scène du parc est tout simplement sublime).  Cynthia lui pardonnera d'autant que, lors de la dernère scène, alors que Cynthia est en train de répéter sur la scène du Châtelet, il lui rendra aussi la cassette dont il aurait pu tirer une fortune s'il l'avait cédée aux taïwanais.

Le film s'apparente, par son thème et sa construction, aux polars noirs américains, à la différence que la couleur y joue un rôle de premier plan. Son ambiance est volontairement étrange et fait penser à Raymond Chandler par son côté déjanté mais aussi aux peintres surréalistes. Le film annonçait aussi la naissance d'une nouvelle manière de tourner, mêlant onirisme et réalité, qui privilégient le décor, l'image, le détail, au détriment de la cohérence et s'attachent davantage au pittoresque des personnages qu'à leur vraisemblance. N'oublions pas non plus que ce film fut le révélateur de l'acteur Richard Bohringer, dans le rôle d'un esthète un peu cinglé vivant dans un immense loft aux tonalités de "Grand Bleu".

Par contre, le héros du film, Frédéric Andréi, qui jouait le rôle de  Jules le facteur, n'a pas eu la carrière qu'il méritait. Bien qu'il soit resté dans le métier, il n'a, depuis, interprété que quelques petits rôles au théâtre et au cinéma. Il s'est aussi essayé à la réalisation. 

 

 



Par rock07 - Publié dans : Policiers, Thrillers
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 12:19

 

 

"Be happy" ("Happy-go-Lucky" dans son titre original) signifie "Soyez heureux !" en anglais. En effet, ce film est un film qui rend heureux. Nos voisins d'Outre-Manche ont d'ailleurs inventé une formule pour qualifier ce genre de films  ils les appellent des "Feel good movie". Je dois être un peu anglais quelque part car c'est un humour qui me parle et auquel je suis sensible alors que je déteste le "comique à la française". Parmi les acteurs français réputés comiques que je déteste le plus, je pourrais citer Louis de Funès, dont les tics formatés ont plutôt l'effet inverse sur mon humeur, sans parler d'acteurs contemporains comme un Christian Clavier ou un Frank Dubosc qui représentent pour moi le summum de la "beaufitude")."Be happy" est un film  de Mike Leigh (GB, 2008). Certes, ce n'est pas un "grand" film, mais, en tout cas, moi, je me suis bien marré (et je n'étais pas le seul, dans une salle, pour une fois, à peu près pleine !).

Poppy (Sally Hawkins) est une jeune femme fantasque qui prend tout avec légèreté... Par moments, elle en est même un peu crispante et on se demande si elle est bien normale.

Elle exerce le métier d'institutrice à Londres et elle l'adore son métier, se comportant merveilleusement avec les enfants. Sa vie personnelle est nettement moins glamour. Elle vit en coloc avec Zoë, elle aussi institutrice. Elles joignent difficilement les deux bouts mais elles s'éclatent en sortant "entre copines" pour boire un (et même plusieurs) verres. Bien entendu, il n'y a pas de mec dans leur vie (c'est d'ailleurs le principal sujet de conversation de ces dames avec quelques répliques pas piquées des hannetons à la clé - et en anglais, c'est vraiment nettement plus jouissif qu'en français). Bref, Poppy vit sa vie et, malgré son aspect écervelé, elle s'occupe très bien de ses élèves. L'un d'eux montre un caractère parfois inexplicablement violent alors que, par ailleurs, il peut être un vrai petit ange. Poppy confie son problème à sa directrice, très sympa elle aussi (elles prennent ensemble des cours de...  flamenco avec une espagnole plus espagnole que nature qui estropie l'anglais avec conviction pour notre plus grande joie). Un "aide social" vient à l'école. Il est beau (enfin, pour un anglais, c'est-à-dire qu'il tient plutôt du vainqueur d'un Grand prix d'Epsom que d'une gravure de mode !) :  il est grand (en fait il doit bien mesurer 2 mètres) et il est surtout très doux. C'est le coup de foudre entre Poppy et lui.

Rien à voir avec le moniteur d'auto-école avec lequel Poppy prend des leçons de conduite : hargneux, coincé, parano et même complètement disjoncté (plus qu'elle, mais dans un sens nettement moins sympathique !).

Il y a entre des personnages aussi différents qu'on peut l'être quelques scènes franchement hilarantes. On rit, on s'éclate. Je vous recommande ce film comme je vous recommanderais des pilules anti-morosité (et Dieu sait que, par ces temps de Sarkozysme et de crise économique mondiale, on en a bien besoin ! - moi en tout cas). En plus, cela se passe à Londres, ville que, ceux qui me suivent un peu sur mes autres blogs (Au delà des rêves entre autres) savent déjà. Et la dernière scène de canotage sur la Serpentine, la rivière qui traverse Hyde Park est pleine de poésie.

Allez voir ce petit film sympa et "Be happy" ("Soyez heureux") !

 

 

Par rock07 - Publié dans : Comédie
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 11:56

Grace-is-gone.jpg

 

Je suis généralment bon public mais, lorsqu'un film est mauvais, je le dis. Je ne connaissais pas le réalisateur James C. Strouse, dont, il est vrai, c'est le premier film. J'ai trouvé ce film lent et long, sans ressort et sans même l'émotion qui aurait dû normalement se dégager d'une telle situation : Stanley Phillips (John Cusack), père de deux fillettes (la plus âgée a douze ans), ancien soldat lui-même, apprend que sa femme, militaire en Irak, vient d'être tuée. Il est anéanti et ne sait pas comment annoncer la terrible nouvelle à ses deux filles.

Sans explication, il les embarque avec lui pour une traversée des Etats-Unis qui doit les conduire dans un parc d'attraction de Floride. Bien entendu, si la petite ne se doute de rien, la grande se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Ce n'est que reculer pour mieux (ou plus mal) sauter car, au retour, il sera bien obligé de leur révéler que leur mère est morte : la scène aurait pu être émouvante, touchante ou même mièvre. Elle n'est rien de tout cela. On ne ressent aucune émotion. Le réalisateur aurait pu se rattraper sur les paysages, la musique (de Clint Eastwood !), les dialogues... Rien. Seules les deux petites (la plus jeune en particulier, Gracie Bednarczyk - Dawn - et sa grande soeur Shélan O'Keefe - Heidi) jouent juste. Mention spéciale aussi pour Alessandro Nivola qui joue le rôle du frère de Stanley, mais zéro pointé pour John Cusack que l'on avait connu meilleur. Mai il est vrai que, même le plus extraordinaire acteur est mauvais quand le scénario est nul et le réalisateur encore plus.     

 

 



Par rock07 - Publié dans : Drame
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 18:12

inglorious-basterds.jpg

 

Je ne suis pas un accro de Quentin Tarantino et je craignais d'aller voir ce film à cause des scènes violentes et difficiles à supporter mais, l'humour et la drôlerie des dialogues et des situations en font un film jouissif. Remarquable jeu d'acteurs : Brad Pitt, bien entendu excellent, mais aussi Diane Kruger, Mélanie Laurent,  Daniel Brühl (que j'avais découvert dans "Ladies in lavender") et surtout Christoph Waltz en ignoble gestapiste cultivé et manipulateur.   

 

 

Par rock07 - Publié dans : Drame
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 16:26

Talentueux-mr-Ripley.jpg

Ce film a été adapté du best-seller de Patricia Highsmith. Deux films ont été tirés de ce roman : "Plein soleil" de René Clément (avec Alain Delon, Maurice Ronet et Marie Laforêt) et "Le talentueux Mr. Ripley" d'Anthony Minghella avec Matt Damon (dans le rôle de Ripley) et Jude Law (Dickie Greenleaf).
Italie, fin des années cinquante. Le jeune Dickie Greenleaf mène la dolce vita dans le village de Mongibello sur la côte amalfitaine grâce à la fortune de son père, un riche armateur américain, en compagnie de son amie Marge Sherwood (Gwyneth Paltrow). Son père, Herbert Greenleaf  n'a de ses nouvelles que lorsque Dickie a besoin d'argent. Lors d'une soirée à New-York, Herbert rencontre Tom Ripley, un étudiant pauvre qu'il croit être un ami d'Université de son fils. Ripley, ne le détrompe pas et il est invité chez les Greenleaf. Cultivé, bien élevé et plein d'entregent,  il parvient sans difficulté à entrer dans l'intimité des Greenleaf et il accepte la mission dont le charge le père de Dickie : de se rendre en Italie, tous frais payés, pour convaincre Dickie de rentrer en Amérique pour travailler dans les ateliers de son père.

A son arrivée en Italie, Tom est plutôt fraîchement accueilli par Dickie qui se trouve être plus suspicieux que son père mais en partie par pitié, en partie par amusement, Dickie accueille Tom chez lui et ils finissent par devenir d'inséparables amis. C'est du moins ce que veut croire Tom jusqu'à ce qu'en enfant gâté Dickie le jette comme un kleenex usagé. Tom devient alors fou furieux et, sur un coup de colère, il assassine Dickie puis, comme ils se ressemblent physiquement, et parce que Tom a un talent incroyable de mimétisme, il se fait passer pour Dickie, usurpant totalement son identité.

Dans cet échange de personnalités, Matt Damon est impressionnant.

Une superbe adaptation du sulfureux roman de Patricia Highsmith. De plus, la bande son est remarquable : il faut savoir que Matt Damon et Jude Law interprètent ex-mêmes plusieurs chansons lors de la soirée jazz qui est un des très beaux moments de ce film.   

 



Par rock07 - Publié dans : Policiers, Thrillers
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