Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 18:23

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Magnolia (1999)

 

Magnolia est un film américain, écrit et réalisé par Paul Thomas Anderson, sorti en 1999. Bien que Magnolia soit son 6ème film, ce cinéaste n'a pas laissé, jusque là, marqué l'histoire du cinéma. 

 

Synopsis

 

L'auteur-réalisateur a présenté son film comme « un film sur la tristesse et (sur) le deuil, sur l'amertume de la vie, sur les enfants maltraités et les adultes qui s'autodétruisent. Comme le narrateur nous le dit vers la fin : "Même si nous en avons fini avec le passé, le passé lui, n'en a pas fini avec nous". Dans ce naufrage commun, il y a deux personnages, un policier et un infirmier, qui font ce qu'ils peuvent pour offrir de l'aide, de l'espoir et de l'amour. »

 

Le film fait se croiser le destin de neuf personnages que, normalement, rien ne relie si ce n'est d'étranges coïncidences.

 

  • Sur le point de mourir, Earl Partridge (Jason Robards), magnat de la presse, demande à son infirmier, Phil Parma (Philip Seymour Hoffman) de retrouver le fils, Frank T.J. Mackey (Tom Cruise), qu'il a jadis abandonné. Ce dernier est devenu un télé-évangéliste célèbre défendant des thèses mysogines parfaitement insupportables. Lorsque le film commence, Frank est en pleine interview. La journaliste qu'il croyait mettre dans sa poche le déstabilise par des questions très pertinentes son enfance et sa jeunesse et, à la fin de l'interview, il a perdu toute l'arrogance qu'il affichait au début.

L'introduction du film développe trois faits étranges du type de ce que l'on désigne actuellement sous le terme de "légendes urbaines"  :

  • Sir Edmund William Godfrey, un résident de Greenberry Hill, à Londres, est assassiné devant sa pharmacie au cours d'une tentative de vol par trois vagabonds nommés Joseph Green, Stanley Berry, et Daniel Hill.
  • Un croupier de blackjack, Delmer Darion, alors qu'il faisait de la plongée dans un lac, se trouve happé accidentellement par un avion de lutte contre les incendies alors que celui-ci rechargeait sa soute en eau. Delmer ne meurt pas noyé mais d'une crise cardiaque lorsqu'il réalise ce qui lui est arrivé. Or le pilote de l'avion, Craig Hansen, avait rencontré Darion quelques jours avant au casino et il s'était battu avec lui après avoir perdu une main au blackjack. La culpabilité et la coïncidence incitent le pilote à se suicider.
  •  Un adolescent de 17 ans, Sydney Barringer, tente de se suicider en sautant du haut du toit de son immeuble; normalement, il aurait dû être sauvé car, quelques jours avant, des laveurs de carreaux avaeint installé des filets de sécurité au bas de l'immeuble. Mais il est accidentellement tué par sa propre mère qui appuie sur la détente alors qu'il passe devant la fenêtre de son appartement. Quelques jours auparavant, Sydney, fatigué des querelles continuelles qui mettaient aux prises ses parents avait chargé l'arme avec laquelle ils se menaçaient régulièrement, espérant qu'ils s'entretueraient. Le hasard en a décidé autrement et c'est lui qui est tué par le projectile dont  il avait lui-même chargé la carabine.

 

Ces trois "légendes" que rien ne relie sont censées démontrer que le hasard peut bouleverser le destin de personnages étrangers les uns aux autres. Le cinéaste a choisi le chiffre 82 comme fil rouge de son film, qui est truffé de rappels de ce chiffre : il apparaît plus d'une douzaine de fois sous différentes formes tout au long du film : sur un pendu, sur les ailes d' un avion, sous forme de cordage, sur des matricules divers, numéros de téléphone, adresses, publicités, sur des tableaux et pancartes... Le film fait allusion par deux fois au 2ème verset du 8ème chapitre du livre de l'Exode (Ancien testament) qui rappelle l'une des dix plaies dont Iahvé a frappé l'Égypte : « Aaron étendit sa main sur les eaux de l’Égypte ; et les grenouilles montèrent et couvrirent le pays d’Égypte ». Cette légende trouve son accomplissement dans la scène finale où une pluie de grenouilles s’abat  sur la ville. Les pluies de grenouilles (ou de poissons) sont des phénomènes météorologiques rares mais qui ont été observés à différentes époques de l'histoire. Ils seraient dus à des tornades qui se seraient abattues sur des étendues d’eau, emportant les poissons et les batraciens qui y vivaient. Dans les temps anciens, le phénomène était interprété comme annonciateur de catastrophes.

 

Distribution

 

 

Accueil du film

 

Le budget initial du film était de 20 millions de dollars; il a été porté à 37 millions lorsque Tom Cruise fut engagé pour jouer le rôle de Frank T.J. Mackey. Il a cependant accepté de le réduire de 7 millions sur son cachet « habituel » de 20 millions de dollars, moyennant une participation aux bénéfices).Le film a rapporté 48 451 803 $ au niveau mondial.

 

Magnolia a reçu un accueil critique très favorable : noté 4 étoiles sur 5 sur Allociné, il est noté à 83% sur le site Rotten Tomatoes.

 

Récompenses

 

  • Festival du film de Berlin : Ours d'or du meilleur film (Paul Thomas Anderson) ; Prix des lecteurs du Berliner Morgenpost (Paul Thomas Anderson)
  • Golden Globes : meilleur acteur dans un rôle secondaire (Tom Cruise)

Mon avis

 

Ce film, difficile à classer, ne m'a pas enthousiasmé. Son scénario particulièrement improbable m'a laissé perplexe. Par certains côtés, il m'a fait penser à Vanillia sky, qui est beaucoup plus abouti et possède des atouts que ce film n'a pas. J'aurais été à la place du jury du festival du film de Berlin, je ne lui aurais certainement pas décerne un Ours d'or. Par contre,  Tom Cruise a bien mérité son Golden Globe. Même si l'on s'interroge sur son rôle dans ce film (il est en effet surprenant qu'il ait accepté d'endosser le personnage d'un télé-évangéliste qui semble bien parodier son rôle tant décrié dans la scientologie), on doit reconnaître qu'il se surpasse dans ce personnage mysogine, déplaisant et peu sympathique, à l'opposé des rôles de séducteur sans peur et sans reproche qu'il joue généralement. 

 

Sur le rôle du hasard et des coïncidences bizarres, voyez plutôt :

 

 

Par rock07 - Publié dans : SF, fantasy, fantastique
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 22:41

 

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Marianne Sägebrecht

 

Marianne Sägebrecht est née le 27 août 1945 à Starnberg en Bavière. Elle est de nationalité allemande. Je l'ai découverte en 1987 dans le merveilleux film de Percy Adlon où elle interprétait le personnage de Jasmin. Je l'ai retrouvée avec plaisir, bien que l'ensemble du film ne m'ait pas vraiment plu, en "mère nourricière" des enfants de l'ogre dans le film controversé de Volker Schlöndorff, Le roi des aulnes (1996). 

 

Bien qu'elle ait joué dans plus de 46 films dont le dernier est sorti en 2007, on l'a peu vue dans des films français car elle tourne surtout en allemand et en italien. C'est vraiment dommage car c'est une actrice magnifique, lumineuse, qui dégage une empathie rare. Personnellement, j'aimerais voir plus souvent. 

 

 

Par rock07 - Publié dans : Acteurs, actrices
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 18:39

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Freddie Highmore

 

Freddie Highmore, de son vrai nom Alfred Thomas Highmore, est né le 14 février 1992 à Londres et est de nationalité btritannique. Il a grandi dans une famille habituée au monde du spectacle : sa mère est agent et son père, acteur, a abandonné sa propre carrière pour ne plus s'occuper que de celle de son fils.

 

Carrière

 

Freddie a commencé à jouer de petits rôles pour la télévision dès l'âge de sept ans.

En 2004, alors qu’il avait 12 ans, c’est le rôle de Peter dans Neverland, le très beau film inspiré de la vie de James Matthew Barrie, le créateur de Peter Pan, qui l’a imposé. Il y tenait le rôle principal du jeune Peter, qui inspira à Barrie le personnage de Peter Pan, face à des pointures du cinéma comme Johnny Depp et Kate Winslet.Pour ce rôle, il a reçu plusieurs nominations et récompenses. Devenu ami avec Johnny Depp pendant le tournage de Neverland, ce dernier l’a recommandé à Tim Burton pour jouer le rôle de Charlie dans Charlie et la Chocolaterie l'année suivante.

Il prête aussi sa voix au personnage d’Arthur, en 2007, dans « Arthur et les Minimoys » de Luc Besson et continuera sur les deux films suivants. Mais il est particulièrement inoubliable dans August Rush de Kirsten Sheridan aux côtés de Keri Russell, Jonathan Rhys Meyers et Robin Williams.

 

Filmographie sélective 

 

Malgré son jeune âge, Freddie Highmore a déjà tourné 21 films, dont certains en tant que premier rôle et donnant la réplique à des stars confirmées.

 

·        2004:  Dans Nerverland, il joue le rôle de Peter Llewelyn-Davies face à Johnny Depp

·        2005 : Dans Charlie et la chocolaterie, il est Charly, toujours face à Johnny Depp

·        2007 : Dans Arthur et les Minimoys, il est Arthur ; la même année, il tient le rôle principal d’August Rush dans le film du même nom face à Jonathan Rhys-Meyers et Robin Williams

·        2008 : Il tient le rôle de Simondans Les chroniques de Spiderwick

·        2009 : Il tient toujours le rôle d’Arthur dans les deux Arthur et les Minimoys suivants.

 

En 2010 et 2011, il a tourné dans trois films, non sortis en France :

 

  • 2010 : Master Harold and the boys et un téléfilm Toast
  • 2011 : The art of getting back
Par rock07 - Publié dans : Acteurs, actrices
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 19:27
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« Les rêves dansants » film d'Anne Linsel (2010)

 

            Ce film aurait pu être un simple documentaire sur la grande chorégraphe allemande, Pina Bausch, morte en 2009, après avoir cpnsacré sa vie à la danse et aub théâtre. Il est en fait beaucoup plus que cela. Le film, coréalisé par Anne Linsel, une journaliste qui suivait son travail depuis qu'elle avait pris la tête du Tanztheater Wuppertal, à Wuppertal  en 1973, retrace la préparation du spectacle Kontakthof, créé par Pina Bausch en 1978 et reprise avec sa compagnie en 2000 et 2006, qu’elle reprit à peine un an avant sa mort, avec 46 jeunes non-professionnels de 14 à 18 ans provenant de 12 écoles et collèges de la ville de  Wuppertal (Allemagne).

 

Suite à une annonce faite dans leur collège, la plupart avait répondu sans vraiment savoir dans quoi ils s'engageaient, ; ils vont devenir les personnages principaux du film en même temps que les danseurs de la pièce. Le film-reportage s'étend sur une année, consacrée à la préparation de la pièce, au rythme d'une séance par semaine. Ce sont les danseuses Jo Ann Endicott (pour ceux qui lisent l'allemand, un article plus détaillé sur Jo Ann Endicott est disponible sur Wukipedia) et Bénédicte Billiet, proches collaboratrices de Pina Bausch, qui sont en charge de leur formation ; Pina Bausch apparaît dans quelques scènes en fin de film, notamment pour sélectionner les adolescents qui pourront jouer dans la pièce finale et donner quelques conseils sur la manière de jouer, de se déplacer, etc.

 

Selon la chorégraphe, "Kontakthof est « un lieu où l'on se rencontre pour lier des contacts, se montrer, se défendre. Avec ses peurs, ses ardeurs, ses déceptions, ses désespoirs ».

 

Ce film est donc en quelque sorte l'apprentissage de leur corps par ces adolescents qui, grâce au travail de la danse et du théâtre prendront, au cours de cette année, confiance en eux et en leurs propres capacités. Le reportage insiste sur quelques uns de ces jeunes et, au cours d’interviewes qui entrecoupent le film, ils seront amenés à confier leurs expériences personnelles (ruptures avec un petit ami, mort d'un père, etc.)

 

Le bonus qui complète le DVD comporte plusieurs interviewes de Pina Bausch et de ses collaboratrices. On y découvre l’intense exigence de cette femme que certains jugent dure et froide alors qu’elle apparaît au contraire constamment douter d’elle-même, du bien-fondé de sa recherche et où éclate surtout sa profonde humanité. Ce film-testament, dont Pina Bausch a pu voir la version finale 10 jours avant sa mort, permet de mieux comprendre l’œuvre de la chorégraphe qui a passé sa vie à interroger les codes sociaux, à tenter de dépasser les conventions esthétiques du corps, en permettant au corps de s’exprimer dans la plus totale liberté.

 

Que l’on s’intéresse ou non à la danse, il faut voir ce film. On y découvrira tout le travail qui accompagne la création et le merveilleux épanouissement qui la couronne. Ceux qui, comme moi, ont une expérience théâtrale avec des collégiens et des collégiennes, y retrouveront les doutes, les peurs, le découragement qu’ils ont connus avec leurs élèves et la joie de l’aboutissement.  

 

 

Si vous avez aimé ce film vous aimerez :

 

 

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Par rock07 - Publié dans : Documentaire
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 17:10

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Time out d’Andrew Niccol (2011)

 

"Time out" est le dernier film du producteur-réalisateur Néo-Zélandais Andrew Niccol, né en 1964. Il n'a pour l'instant que 4 films à son actif (un 5ème, en production), dont le premier "Bienvenue à Gattaca" (1997) stupéfia tout le monde par sa maîtrise et son esthétisme élégant et est considéré par beaucoup (dont votre serviteur) comme un chef d'oeuvre. Son dernier, "Lord of war" (2006) avec Nicolas Cage dans le rôle d'un marchand d'armes international d'un cynisme absolu, est aussi remarquable. 

Je viens de voir "Time out". A la différence de certains critiques, j'ai trouvé ce film excellent. Certes, il est moins abouti que "Bienvenue à Gattaca" qui ne sera jamais surpassé, mais son propos est intéressant et ne laisse pas indifférent à condition de ne pas se laiser arrêter par le fait qu'il est présenté comme un film de "science fiction". Ceux qui me suivent sur ce blog savent quelle réticence j'éprouve envers les classifications hâtives de films. Dans le cas des films dits "de science fiction", je la trouve encore plus inadaptée. En fait, beaucoup de spectateurs se privent d'aller voir un film parce qu'il est catalogué "sience-fiction" et je trouve cela regrettable. En effet, des films comme "Inception", "The adjustment bureau (stupidement traduit en français par "L'Agence", "Minority report" ou le très beau et très désespéré "Never let me go" pour ne citer que ceux-là...) méritent mieux que cette classification réductrice : la science-fiction est un moyen pour l’auteur ou le cinéaste de se projeter librement dans l’avenir et d’imaginer ce que pourrait être une société si nous laissions la technologie nous dicter ses lois, en faisant abstraction de l’éthique et de la morale.

Dans "Time out", on retrouve à la fois le propos de « Lord of war » et celles de « Bienvenue à Gattaca » sur les dangers de l'eugénisme. Dans ce dernier film, la société était coupée en deux : d'un côté les « élus » (les humains sélectionnés génétiquement pour être parfaits et devant lesquels toutes les portes s'ouvraient) et les autres, auxquels étaient réservées les tâches subalternes.

 

 

 

Synopsis

 

« Time out » signifie « Il est temps de… » (sous-entendu « mourir »), ou encore « Le temps est écoulé ». La génétique a permis de garantir à tout être humain de vivre en bonne santé jusqu’à 25 ans (ce qui, soit dit en passant, règle d'uun seul coup les problèmes de la sécurité sociale et ceux de la retraite). A partir de 25 ans, un compteur se déclenche donnant à chacun un "crédit-temps", le même pour tous. Si l'on veut vivre au-delà de ce temps qui vous est alloué, on doit "gagner sa vie" (et, dans le cas des héros du film, cette expression est à prendre au pied de la lettre). Mais l’amoralité de l’être humain fait que, même si les riches sont soumis aux mêmes règles que les pauvres, ils ont su s’organiser pour détourner les règles à leur profit et négocient le temps comme nos financiers négocient l'argent, avec les conséquences que l'on sait. Un tel film n'a jamais été plus d'actualité qu'en ce moment, où tous les commentateurs nous rebattent les oreilles avec la crise économique qui est en réalité la conséquence de la financiarisation du monde et la confiscation des richesses par une minorité.

Dans le monde de "Time out", l'étalon n'est pas l'argent mais le temps. Mais cela revient au même : les pauvres, tenus par l'oligarchie qui édicte les lois, dans une situation de misère permanente, doivent travailler d'arrache pied pour gagner leur vie. Les autres trafiquent : jeu, prostitution, affaires en tout genre…

Les puissants, bien que soumis a priori aux mêmes règles que le commun des mortels (c’est le cas de le dire), ont su s’organiser pour que ces règles ne s’appliquent pas à leur cercle réduit. de privilégiés. Entre eux, ils s’appellent même les « immortels » et vivent presqu’éternellement dans leur ghettos doré, jeunes, riches et beaux pour l’éternité. Des « Gardiens du temps », dotés de pouvoirs illimités et à la solde des puissants sont chargés de faire respecter cet ordre.

  Les choses changent brusquement pour Will (étonnant Justin Timberlake), simple ouvrier dans une usine,  alors qu’au cours d’une soirée dans un bar mal famé, il intervient pour sauver un richissime « immortel », Henry Hamilton (Matthew Bomer). Celui-ci a perdu tout intérêt à la vie dorée et sans intérêt qu’il mène. Alors qu’il est ivre, il est attaqué par des malfrats qui veulent lui "voler son temps". Pour remercier Will de l’avoir aidé,  Henry lui fait cadeau de  son crédit temps et se suicide sans que Will ait pu l'en empêcher. Mais ce genre de fait met en péril l’ordre établi et n’est pas du goût du chef des « gardiens du temps », Raymond Leon (Cillian Murphy) - déjà vu dans Inception - qui remonte la piste jusqu'à Will et l'accuse d’avoir assassiné Henry pour le voler. Malgré tout le capital temps dont il dispose, Will n'arrive pas assez tôt pour sauver sa mère Rachel qui meurt sous ses yeux. Fou de douleur, il décide de se venger des riches « immortels » en pénétrant dans leur ghetto doré en se faisant passer pour l’un d’entre eux. Grâce à son crédit-temps, il se fait inviter à une soirée où il fait la connaissance de Sylvia Weis (Amanda Seyfried) - vue dans Cher John -  la fille d’un riche milliardaire, qui tombe amoureuse de lui et ensemble, ils vont tenter de renverser le système.

 

Certes, le film n’a pas la majesté ni la perfection glacée de « Bienvenue à Gattaca » qui restera, pour moi, un chef d’œuvre insurpassé, aussi bien par son esthétique travaillée, sa symbolique omniprésente, et ses acteurs charismatiques, Jude Law, Ethan Hawke et Uma Thurman. Certes, le scénario de « Time out » n’est pas aussi maîtrisé que celui de « Bienvenue à Gattaca » mais le propos est aussi inquiétant et ce film va bien au-delà d’un simple film d’action ou d'un thriller. Quant au casting, Justin Timberlake, qui m’avait déjà bluffé dans "The Social Network" où il ne tenait pourtant qu’un rôle secondaire, il montre dans ce film où il incarne Will, qu’il est un acteur de talent.  Amanda Seyfried, avec ses yeux immenses, joue aussi bien son rôle de pauvre petite fille riche qui se rebelle contre son père. Quant à Cillian Murphy, son regard glaçant en fait un parfait  "gardien du temps."

 

Un film à voir, et pas seulement pour les amateurs de films de science-fiction.   

 

Outre les films cités ci-dessus, je vous recommande aussi :

 

Par rock07 - Publié dans : Politique Fiction
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