Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 17:56

jake-gyllenhaal.jpg

 

Jake Gyllenhaal

 

Jake Gyllenhaal est un acteur américain né le 19 décembre 1980 à Los Angeles. Son nom fe famille est d’origine suédoise. Son père Stephen Gyllenhaal est réalisateur et sa mère Naomi Foner Gyllenhaal, scénariste. Sa sœur Maggie Gyllenhaal est également une actrice reconnue qui joue à ses côtés dans Une femme dangereuse (1993) et dans Donnie Darko (2002).

Jake a fait ses études secondaires au lycée de Harvard-Westlake puis a suivi les cours de l’Université de Columbia pendant deux ans avant d’abandonner les études pour se consacrer à sa carrière d’acteur.

 

Carrière

 

            Celle-ci a commencé très tôt puisque Jake a fait ses débuts à l’écran à l’âge d'onze ans : il jouait le fils de Billy Crystal dans La Vie, l'Amour, les Vaches de Ron Underwood (1991). Mais, c’est en obtenant le rôle-titre, dans le film désormais devenu culte, Donnie Darko de Richard Kelly (2002), qu’il a véritablement été révélé. Cette interprétation — d’un adolescent schizophrène pris d’hallucinations — a été encensée par les critiques, et lui a même rapporté une nomination aux Independent Spirit Awards.

            Il est très vite devenu l’une des étoiles montantes d’Hollywood, enchaînant des rôles atypiques dans des longs-métrages tels que Lovely & Amazing (anglais) de Nicole Holofcener (2001), Bubble Boy (anglais) de Blair Hayes (2001), et The Good Girl de Miguel Arteta (2003), où il partageait l’affiche avec Jennifer Aniston. Parallèlement, il a fait ses débuts au théâtre en 2002 dans la pièce londonienne de Kenneth Lonergan, This is Our Youth qui a également enthousiasmé les critiques.

            En 2004, il est à l’affiche du film Le Jour d’après de Roland Emmerich, aux côtés de Dennis Quaid, qui devint un énorme succès commercial.

            L’année 2005 s’est avérée chargée pour le jeune acteur, où il a tourné trois films : Proof, avec Anthony Hopkins et Gwyneth Paltrow  art. en anglais); Jarhead : La Fin de l'innocence de Sam Mendes (2006), où il joue le rôle d'un soldat pendant la guerre du Golfe et enfin Le Secret de Brokeback Mountain de Ang Lee (2005) où il interprète le rôle d'un cow-boy homosexuel au côté de Heath Ledger. Le film a connu un succès critique et public retentissant, lui donnant une notoriété internationale et en faisant une icône gay, alors qu'il est hétérosexuel. Sa remarquable performance dans ce film lui a fait remporter le BAFTA du meilleur second rôle ainsi qu'une nomination aux Oscars dans cette même catégorie.

            En 2007 dans Zodiac de David Fincher, il incarne Robert Graysmith, auteur du best-seller Zodiac. La même année, il fait partie du casting du thriller américain Détention secrète de Gavin Hood avec Reese Witherspoon, Meryl Streep et Alan Arkin.

            En 2010, il est à l'affiche du film Brothers de Jim Sheridan avec Tobey Maguire et Natalie Portman. Il est également l'acteur principal du block-buster Prince of Persia : Les Sables du temps de Mike Newell, l'adaptation cinématographique du célèbre jeu vidéo du même titre.

            En 2011, il s'envole pour Chicago pour tenir le rôle principal dans Source Code, un film de science-fiction réalisé par Duncan Jones, qui n’a, malgré toutes ses qualités, pas été diffusé en France (voir ma critique). 

 

Engagements

 

Jake Gyllenhaal est un homme engagé. En 2004, avec sa sœur, il a soutenu le candidat démocrate John Kerry. Il a déclaré que ses choix personnels avaient influencé certains de ses rôles en tant qu’acteur et il croit que les acteurs détiennent une certaine influence sur la société.

  Elevé dans une famille qui l’a sensibilisé depuis son plus jeune âge à l’engagement social et politique, il a soutenu l’association American Civil Liberties Union, une association qui lutte tous azimuths pour la défense des droits fondamentaux des citoyens américains contre l'injustice, l'arbitraire et l'accès à la santé pour tous.  Il est aussi engagé dans différentes actions en faveur de la protection de l’environnement (replantation de la forêt au Mozambique, etc). Le film  The Day After Tomorrow, l’a déterminé a s’engager encore davantage qu’il ne le faisait dans l’action contre le réchauffement climatique. 

Par rock07 - Publié dans : Acteurs, actrices
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 18:48

 

Source-code.jpg

 

Source code de Duncan Jones (2011)

 

            « Source Code » est un film franco-américain réalisé par Duncan Jones qui n'a pratiquement pas été distribué en France malgré la notoriété de son acteur principal, Jake Gyllenhaal.

 

Synopsis

 

            Colter Stevens ( Jake Gyllenhaal) s’éveille brusquement dans un train qui roule en direction de Chicago. Il ne connaît pas la jeune femme qui est assise en face de lui (Michelle Monaghan) alors qu’elle a l’air de très bien le connaître et discute avec lui comme si leur conversation ne s’était pas interrompue. Stevens est désorienté : ses derniers souvenirs remontent à une mission de reconnaissance aérienne en Afghanistan, où il était capitaine dans l’US Air Force. Comment s’est-il retrouvé tout d'un coup dans ce train? Son premier réflexe est de trouver des repères dans cet environnement étranger mais sa confusion va croître. Lorsqu’il va dans les toilettes, son propre reflet dans le miroir est celui d’un inconnu ; la carte d’identité qu’il porte sur lui est celle d’un certain Sean Fentress, un professeur d’histoire ; sa compagne de voyage, de plus en plus interloquée par son comportement, l’appelle également « Sean ». Huit minutes après que Stevens a émergé du néant, une déflagration embrase le train ainsi qu’un convoi de marchandises roulant sur une voie parallèle.

Colter reprend connaissance dans une capsule métallique, seul, entouré d’appareillages électroniques. Une fois son malaise initial dissipé, il apprend par les personnes qui lui apparaissent sur un écran (dont une certaine capitaine Goodwin) qu’il fait partie du programme expérimental « le Code Source ». Il s’agit de lui faire revivre les derniers instants d’un sujet grâce aux huit minutes de mémoire rémanente qui subsistent post mortem. Dans le cas présent, Colter Stevens a été « projeté » dans le corps de Sean Fentress, victime avec les autres passagers d’un attentat terroriste qui n’était que le prélude à un autre de plus grande envergure qui doit réduire la ville de Chicago en cendres. La tâche de Colter consiste à exploiter au mieux ce court laps de temps démasquer le poseur de bombe.

Inlassablement, les responsables du projet le renvoient revivre les mêmes événements. À chaque incursion en arrière, Stevens glane quelques informations supplémentaires qui lui permettront de mener à bien sa mission. Malgré l’insistance de ses interlocuteurs pour qu’il se concentre sur son objectif premier, en dépit de leur affirmation qu’il ne peut changer le passé, il essaie d’empêcher le dénouement fatidique.

 

Autour du film

 

Source Code est le 2ème long métrage de Duncan Jones. Son 1er film, Moon, réalisé en 2009, était déjà un film de science-fiction (ce film n'est jamais sorti en France bien qu’il ait été remarqué dans nombre de festivals, dont celui de Sundance et obtenu des récompenses en Grande-Bretagne et en France, au Festival du film fantastique de Gérardmer).

 

Le Code Source fait référence aux techniques de la programmation informatique et de la théorie de l’information. Mêlant univers réaliste et voyage dans le temps, Source Code est un véritable film-concept dont le scénario oscille entre Matrix, Inception, Memento et Déjà Vu ainsi qu’à Minority report. Le scénario suit les péripéties de Colter Stevens, un personnage envoyé dans le passé durant de courts intervalles de 8 minutes chacun. Si les scénaristes ont clairement fait de Source Code un film de science-fiction, ils ont également souhaité y apporter une dimension réaliste en mettant en scène une technologie scientifique encore à un stade d'expérimentation. Le fait de ne pas pousser le scénario du côté du surnaturel et de privilégier l'aspect humain de l'intrigue permet aux spectateurs de plonger dans cette histoire en s'imaginant qu'elle puisse être plausible.

 

Le concept Source Code est né de l'imagination du scénariste Ben Ripley. Ce dernier a soumis son idée de voyage dans le temps à courts termes au producteur Mark Gordon, qui a tout de suite été enthousiasmé par l'originalité de l'histoire. Le projet a donc été mis en chantier, et le scénario développé pendant plusieurs mois. "C’est très rare de tomber sur un projet qui, à la fois, soit original et qui ait un potentiel commercial," explique le producteur Philippe Rousselet, qui s'est également rattaché à l'entreprise. Une fois le scénario bouclé, l'acteur Jake Gyllenhaal (choisi pour interpréter le rôle principal) a tout de suite proposé aux producteurs de confier le projet au réalisateur Duncan Jones, après avoir été très impressionné par Moon, le premier long métrage du cinéaste.

 

Secrets de tournage et autres compléments

 

            Duncan Jones est le fils du chanteur David Bowie. Sa naissance inspira à son père la chanson Kooks. Grand fan de science-fiction, il a grandi en regardant 2001, Alien, etc. Son 1er film, Moon, est d'ailleurs clairement inspiré de 2001 de Stanley Kubrick. A ses débuts, il a travaillé comme opérateur avec Tony Scott. Il travaille à une suite en deux parties de Moon ainsi qu'à un film de science-fiction, Mute, inspiré de Blade Runner, qui se passe dans un Berlin futuriste. 

Le train, qui est le lieu où se passe principalement l'action de Source Code, a posé d'énormes problèmes lors du tournage du film. Après avoir envisagé plusieurs modèles de trains existants, les décorateurs ont finalement décidé d'en construire un de toutes pièces, qui corresponde exactement au style qu'ils recherchaient et qui soit aussi facilement démontable. "C’est comme un jeu de Lego. Ce décor est totalement escamotable, si bien qu’on peut vraiment tourner de n’importe quel axe. Toutes les proportions - longueur, hauteur, largeur - ont été parfaitement adaptées à nos besoins", explique le chef décorateur Barry Chusid. Le train achevé a ainsi été placé sur un cadran, en studio, et entouré par des écrans verts.

            Le début du film fait penser à la série Code Quantum, on peut d'ailleurs entendre la voix de Scott Bakula à un certain moment, Scott Bakula ayant interprété le rôle du Docteur Samuel Beckett, qui voyage dans le temps en prenant l'apparence d'autres personnes, comme dans le début du synopsis de Source Code.

 

Mon avis

 

            J’ai beaucoup aimé ce film qui explore un de mes sujets favoris, la manipulation du temps. Il introduit de plus une notion humaine : le sacrifice de Colter Stevens qui poursuit son engagement pour ses semblables au-delà de la mort  alors qu’il sait qu’il est déjà mort et que son corps est irrécupérable. En ce sens, ce film fait aussi penser à Avatar où le héros, le caporal Jake Sully, devenu tétraplégique, s’introduit par l’entremise d’une technologie expérimentale, dans le corps  d’un être d’une autre planète, dont il prend non seulement l’apparence mais l’esprit pour lutter aux côtés de ce peuple contre la rapacité de sa propre espèce.   

 

 

Si vous avez aimé ce film, vous pourriez aussi apprécier :

 

 

Par rock07 - Publié dans : SF, fantasy, fantastique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 20:24

Pina.jpg

Ce film a été réalisé par Wim Wenders en hommage à la grande chorégraphe allemande Pina Bausch, morte en 2009 alors même que le film était en cours de tournage. Wim Wenders interrompit le tournage mais les collaborateurs de Pina Bausch et ses danseurs le convainquirent de le terminer en hommage à Pina. C’est d’ailleurs par un portrait de celle-ci, projeté sur le fond  de scène du Tanztheater de Wupertall que commence le film.

 

Celui-ci présente, en une succession de tableaux, des interviews des principaux interprètes de Pina Bausch, des ex traits de spectacles, en particulier Le sacre du printemps,  Café Muller (où l'on voit Pina danser), Kontaktoff, Vollmond, etc.

 

Le film qui, bizarrement, a été tourné en 3D, est, à mon avis, un bon complément des « Rêves dansants » dans la mesure où il complète l’approche que l’on peut avoir du travail de Pina Bausch mais il m'a beaucoup moins ému que ce dernier qui montre l’extraordinaire travail effectué avec des jeunes gens qui n’avaient aucune notion de la danse ou du théâtre pour leur permettre d’exprimer toutes les potentialités qu’eux-mêmes ignoraient. En outre, dans « Les rêves dansants » (en particulier dans les interviews du bonus), on découvre une Pina Bausch extrêmement humaine, à l’écoute, doutant constamment d’elle-même, éternelle insatisfaite d’une œuvre qui a pourtant marqué l’histoire de la danse et du théâtre pendant plusieurs décennies.

 

Il manque au film de Wenders cette empathie qui fait la force des «  Rêves dansants », qui est bien autre chose qu'un simple documentaire. Dans "Pina", le réalisateur du merveilleux « Les ailes du désir »  semble rester constamment extérieur à ce qu’il filme (et à ceux qu’il filme), un peu comme un entomologiste qui examinerait des insectes s’agitant en tous sens devant son regard.

 

Personnellement, si je pense qu’on doive voir les deux films pour avoir une idée plus complète du travail complexe et exigeant de la chorégraphe, mon choix va de très loin aux «  Rêves dansants » plutôt qu’au « Pina » de Wim Wenders. Et encore, ne l’ai-je pas vu en 3D qui, selon le critique Pierre Eugène (dans http://toutelaculture.com)  souligne que « « cette image lisse, très propre, très éclairée, au lieu de donner un surcroit de réalité, transforme les danseurs en avatars, en êtres synthétiques. Il leur manque du grain, des imperfections qui sont pour nous le signe d’un réel filmé ».



 

Par rock07 - Publié dans : Documentaire
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 13:54

Astronaut-s-wife--The-.jpg

 

Intrusion de Rand Ravich (1999)

 

Il existe plusieurs films utilisant le même titre. Je veux parler ici du film américain de science-fiction réalisé par Rand Ravich (anglais) est sorti en 1999 sous le titre anglais de « The Astronaut's wife » (La femme de l'astronaute), avec Johnny Depp et Charlize Theron.

 

Synopsis

 

Le commandant Spencer Armacost (Johnny Depp) est astronaute à la NASA. Sa jolie épouse, Jillian (Charlize Theron) et lui forment le jeune couple parfait. Bien entendu, à chaque nouvelle mission, Jillian est inquiète car Spencer risque chaque fois sa vie.

Or, la mission sur laquelle Spencer vient d'embarquer, avec son ami Alex Streck (Nick Cassavettes) se passe mal. Une explosion a lieu sur la navette et les communications son interrompues pendant deux minutes avec la Terre mais les astronautes reviennent sains et saufs. Cependant, à leur retour, leur comportement change, celui d'Alex en particulier qui se accuse Spencer de ne plus être celui qu'il prétend être.  Peu de temps après, lors d'une conférence, Alex meurt d'une hémorragie foudroyante. La NASA conclut qu'il a été victime d'une rupture d'anévrisme rare. Quelques jours après, la femme de Streck se suicide en s'électrocutant dans sa douche.

Après cela, Spencer quitte la NASA et trouve un emploi de cadre à New York. Tout semble cependant aller pour le mieux dans le couple d'autant que Jillian apprend qu'elle attend des jumeaux. Elle est malgré tout inquiète des changements d'humeur qu'elle constate chez son époux. Spencer n’est plus le même : il est devenu irritable, distant, a des réactions inexpliquées et, bizarrement, Jillian commence à être mal à l’aise en sa présence, ne reconnaissant plus l’homme qu’elle aime dans ce quasi-étranger qui vit avec elle. Elle s'ouvre de ses doutes à sa sœur, Nan, qui ressent la même chose qu’elle en présence de son beau-frère. Cependant, les deux sœurs mettent ce changement de comportement sur le compte des évènements qui se sont déroulés et du nouvel emploi de Spencer. Alors qu'elle se pose toutes ces questions, Jillian est contactée, en l'absence de Spencer, par Sherman Reese (Joe Morton), un de ses anciens collègues, licencié par la NASA peu après la mission au cours de laquelle s'est produit l'incident. Il lui révèle que Spencer n'est plus celui qu'elle croit être et lui propose un rendez-vous pour lui en apporter les preuves. Jillian est d'autant plus bouleversée que ce que lui apprend Reese confirme ses propres doutes et ceux de sa soeur.

 

Mais, avant que le rendez-vous avec Reese n'ait pu avoir lieu, Spencer le tue. Il tue aussi Nan, la sœur de Jillian, qui l'avait démasqué. Entre-temps, Jillian a reçu la cassette vidéo que Reese lui avait postée. Convaincue par ce qu'elle voit de la possession de son mari, elle essaie de l'électrocuter en se suicidant avec lui mais l'entité qui occupait le corps de Spencer parvient à passer dans son propre corps et à survivre.

 

Plusieurs années après, Jillian s'est remariée à un pilote, ses jumeaux sont nés et on les voit intégrer leur nouvelle école. Le film nous laisse entendre que les jumeaux sont des aliens et qu'ils suivront a carrière de leur père.

 

Critique

 

Malgré un début prometteur et de très bons acteurs, le film dérape, hélas, complètement dans sa dernière partie (l'assassinat de Nan, la sœur de Jillian, était tout à fait inutile). Johnny Depp est par contre épatant, dans sa transformation du mari aimant et attentionné en un individu de plus en plus inquiétant qui finit par devenir cet inconnu glacé qui n'a plus rien d'humain. Mais quel dommage que le réalisateur ne s'en soit pas tenu là et ait fait de Charlize Theron cette trop fragile et hystérique Jillian (rôle qu'elle joue de manière presqu'identique dans l'Associé du diable face à un mari, Keanu Reeves qui devient, dans ce film, un monstre d’un autre ordre – la jolie Charlize n'a décidément pas de chance avec les scénaristes!) et surtout que l'affaire tourne au Grand Guignol lorsque l'alien se révèle au grand jour. Il faut dire que, dans ce domaine, quel que soient le talent des réalisateurs, on en est souvent réduit, lorsqu'on nous montre des entités extraterrestres, à nous les montrer sous un jour plus ridicule qu’effrayant (ET, Rencontres de troisième type, etc. Même d'excellentes séries comme Taken [ Disparition en français], n'échappent pas à ce travers alors que tout le reste de la série est par ailleurs remarquablement menée). Mieux vaudrait que les réalisateurs ne montrent rien (comme dans « Solaris » où la menace est là mais ne se voit jamais ou à la rigueur dans les Visiteurs, version 2009, où les corps de lézard ne sont entrevus que rarement...)

 

Réception

 

Comme on pouvait s'y attendre, malgré la présence d'acteurs aussi réputés que Johnny Depp ou Charlize Theron, le film n'a pas été une réussite. Il a même perdu de l'argent : il n’a rapporté que 19 millions de dollars pour un coût de 75 millions, ce qui est plutôt rare, même avec de francs navets ! Ce qui démontre une fois de plus qu'un casting excellent, si les acteurs sont mal dirigés ou si le scénario est indigent ou insuffisamment crédible, ne suffisent jamais à faire un bon film. A part une mince récompense au Catalonian International film Festival de Sitges (Espagne), Il n'a d’ailleurs obtenu qu'un pourcentage ridicule (16%) sur le site Rotten Tomatoes qui, il faut le reconnaître, n’est généralement pas tendre avec les films qu’il juge. Cet échec a sans doute fortement entravé la carrière de Rand Ravich réalisateur qui n'a plus, depuis, réalisé aucun film. Il s'est surtout consacré à la télévision avec la série Life sur NBC.

 

 

Dans le genre Sci-Fi, je vous conseille plutôt de voir :

 

 

Par rock07 - Publié dans : SF, fantasy, fantastique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 20:26

Theo-Angelopoulos.jpg

Hommage à Theo Angelopoulos

 

J'ai appris aujourd'hui la mort à 76 ans, du cinéaste grec Theo Angelopoulos, mardi 24 janvier au soir, après avoir été renversé par une moto dans une rue du Pirée alors qu'il tournait son derniet film, intitulé L'autre mer.


C'est un coup dur de plus pour la Grèce qui perd son plus grand cinéaste. Theo Angelopoulos, de son vrai nom Theódoros Angelópoulos (en grec : Θεόδωρος Αγγελόπουλος) était né à Athènes le 27 avril 1935. Il  y est mort le 24 janvier 2012.

 

Après avoir commencé par des études de droit à Athènes, Theo Angelopoulos rejoint Paris en 1961. Il étudie d'abord à la Sorbonne la philosophie et le cinéma. L'année suivante, il entre à l’IDHEC (aujourd'hui La Fémis). Il en est renvoyé pour « non conformisme » dès la fin de sa première année mais tourne avec des condisciples de l'IDHEC sa première œuvre En noir et blanc qui ne sera jamais terminée par manque de moyens. De retour à Athènes, il devient critique cinématographique au quotidien Demokratiki Allaghi de 1964 à 1967 jusqu’au coup d’État des Colonels du 21 avril 1967. 

 

Entre 1970 à 1980, son cinéma est marqué par la dénonciation de la dictature en Grèce. La trilogie débutée en 1972 par Jours de 36, poursuivie trois ans plus tard avec Le Voyage des comédiens puis achevée en 1977 par Les Chasseurs évoque la mise en place du régime du 4-Août de Ioánnis Metaxás, puis les années d'occupation et de guerre civile et enfin la domination politique de la bourgeoisie choisissant la dictature des colonels par peur du communisme. Ensuite, son Alexandre le Grand de 1980 renverse le point de vue et s'intéresse à la dérive dictatoriale de l'idéologie socialiste confrontée aux exigences de l'exercice du pouvoir.

 

Après le retour de la démocratie en Grèce, Angelopoulos réalise des films plus introspectifs et difficiles pour le grand public (Voyage à Cythère 1983, L’Apiculteur 1986 et Paysage dans le brouillard 1988) mais le discours politique est toujours sous-jacent à l'expérience individuelle et intérieure. Devant l’échec de la gestion de son pays par le Pasok de Papandreou, Angelopoulos pense que si la politique ne peut transformer le monde l'enfance sera capable de le recréer. Qu’on ne cherche pas, dans le cinéma d’Angelopoulos, la Grèce clinquante des touristes, du soleil et des stations balnéaires. Angelopoulos filme la Grèce du nord, celle qui jouxte l’Albanie, ses paysages froids et désolés, souvent noyés dans la pluie et le brouillard. Le Regard d’Ulysse se passe en pleine guerre de Yougoslavie et au milieu des combats de Sarajevo. Son travail, très exigeant, avec des plans séquence qui n'en finissent pas, peut, pour la plupart des spectateurs, être insupportablement ennuyeux mais les plus prestigieux jurys ne s'y sont heureusement pas trompés. Dans les années 1990, le travail d'Angelopoulos est reconnu : trois ans après que Le Regard d'Ulysse a remporté le Grand Prix du Festival de Cannes, le cinéaste se voit décerner la Palme d'or pour L'Éternité et Un Jour (1998). Il fait alors une pause dans son parcours et ne revient à la réalisation qu'en 2004 avec Eléni, premier volet d'une trilogie sur le XXe siècle par le prisme d’une histoire d’amour. Son dernier film, La Poussière du temps, deuxième opus de sa trilogie Eléni, réalisé en 2008, n'est, à ce jour, malgré la notoriété de son réalisateur, jamais sorti en France.

 

Terrible ironie que de laisser sa dernière œuvre inachevée pour un réalisateur dont l'un des thèmes de prédilection estjustement l'incapacité de l'homme à aller au bout de ses ambitions. Souvent considérée comme aride et peu accessible, l’œuvre de Theo Angelopoulos est celle d'un cinéaste poète et esthète, pape d'un cinéma contemplatif et existentiel. 

 

A ce jour, Angelopoulos a réalisé 14 films. Son 15e restera à jamais inachevé comme l'avait été son premier. 

 

Pour plus d’informations :  Wikipedia


Par rock07 - Publié dans : Réalisateurs
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Visites

Recherche

Priceminister

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés